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Corse, sortir de la violence

Corse, sortir de la violence

Parce que j'aime la Corse je ne supporte plus de la voir s'enfoncer. Au delà de l'assassinat de Jacques Nacer (président de la chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud) c'est un mal profond qui ronge l'île, au risque de la couler. Cela fait 20 ans environ que l'île connait une trentaine d'homicides et tentatives d'homicides chaque année.

Si l'on peut tout faire dire aux chiffres, un simple constat : cela représente un taux de 10 meurtres pour 10 000 habitants par an... alors qu'en Calabre - qui n'est pourtant pas un modèle d'havre de paix et où règne la mafia Ndrangheta, connue comme l'une des plus violente au monde - il est de 3,6 !

La Corse est ainsi, depuis fort longtemps, la région la plus dangereuse d'Europe. Il faut d'ailleurs constater que l'ensemble des violences, y compris domestiques, y sont particulierement élevées. Comme s'il y avait une banalisation du passage à l'acte.


Depuis Charles Pasqua, qui voulait terroriser les terroristes, on constate une relative impunité.

Depuis ces années Pasqua, face aux nombreux meurtres produits par le terrorisme nationaliste, le choix a été fait de s'appuyer sur les reseaux du crime organisé.
Depuis, la puissance des nationalistes s'est fortement reduite, (au fil des réglements de compte) libérant de fait ce même crime organisé.

Le Premier ministre s'est emparé, au nom de la République, une et indivisible, du problème. J'étais hier soir avec Manuel Valls qui rentrait juste de Corse, où l'avait dépeché (avec la garde des sceaux) Jean Marc Ayrault, dès le crime de Nacer connu. Il me disait l'importance de reaffirmer la place de la République en Corse, mais au delà, nous devons revoir notre logiciel d'action.
Matériels et hommes sont necessaires bien sûr, la réponse est immédiate. Magistrats expérimentés, spécialisés dans les questions financières, aussi. Le Gouvernement a su trouver les moyens adaptés.

Mais nous devons aller au delà, en considerant qu'il faut pour ce territoire des dispositions judiciaires d'exceptions. La commission anti-mafia du parlement européen, mise en place en mars dernier, a repris certains dispositifs - en oeuvre à la fin des années 80 en Italie : délit d'association criminelle, statut de collaborateur de la justice, loi de confiscation administrative et preventive, redistribution des biens confisqués...

Je n'aime pas la justice d'exception, mais il y a un temps pour tout : celui de la fermeté s'impose.


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