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Agir pour la reprise économique et l'emploi

Agir pour la reprise économique et l'emploi.

Le Président de la République a précisé les contours du Pacte de responsabilité lors de ses v½ux aux forces économiques et sociales le 21 janvier. Depuis lundi le Premier ministre reçoit chacune des organisations syndicales et patronales, ces consultations se poursuivront jusqu'à la fin janvier.
A l'issue des consultations, les assises de la fiscalité des entreprises seront installées tandis que les travaux du Haut conseil du financement de la protection sociale sont lancés.

Ces discussions devront se conclure par un engagement sur des contreparties, qui seront finalisées lors de la Grande conférence sociale qui se tiendra au printemps. Le Gouvernement engagera sa responsabilité sur ce texte.

Au delà de savoir si le Président a changé de ligne, ce que je ne crois pas, il me semble utile de regarder la situation de l'économie et de l'emploi dans notre pays.
 
La reprise économique se confirme pour les principaux partenaires commerciaux de la France, même si elle n’est pas exempte d’à-coups. Les Etats-Unis restent sur une trajectoire de croissance forte, malgré certains indicateurs en-deçà des attentes comme le nombre de créations d’emplois en décembre ; le taux de chômage continue de baisser et les indicateurs avancés confirment une accélération de l’activité en début d’année. L’économie britannique, dynamique depuis le 2e trimestre 2013, confirme sa vigueur au 4e trimestre 2013. Ce rebond semble porté à la fois par une politique monétaire accommodante, par un léger ralentissement de la consolidation budgétaire entre 2012 et 2013, ainsi que par un phénomène naturel de rattrapage, le Royaume-Uni ayant pris un certain retard dans la reprise économique par rapport aux grandes économies européennes- France et Allemagne notamment-. L’Italie et surtout l’Espagne bénéficient également de ce phénomène de rattrapage, ainsi que des effets des mesures mises en place dans ces deux pays. Ces économies, sorties de récession au 3e trimestre 2013, voient leurs perspectives économiques s’améliorer graduellement et devraient bénéficier d’un retour de la croissance en 2014. Cette embellie économique se traduit déjà par une amélioration des conditions de financement de ces États, dont les taux retrouvent leur niveau d’avant la crise de la dette souveraine. Enfin, le bon déroulement des émissions de dette irlandaise et portugaise au cours ces dernières semaines constitue également un signe de l’amélioration de la situation de ces pays, et une source de renforcement de l’économie pour l’ensemble de la zone euro.
 
Les indicateurs de l’économie française confirment le rebond de l’activité au 4e trimestre et une poursuite de la reprise en 2014. La production industrielle a rebondi en novembre (+1,3 %), après un léger repli en octobre, tandis que la sous composante production manufacturière poursuivait sa hausse graduelle. Les résultats de son enquête de conjoncture pour le mois de décembre ont conduit la Banque de France à confirmer sa prévision de croissance du PIB de 0,5% au 4e trimestre 2013. Par ailleurs, les industriels interrogés dans cette enquête anticipent un rebond de leur activité en janvier. L’indicateur composite de l’OCDE publié pour le mois de novembre confirme cette tendance à l’amélioration et suggère une inflexion positive de l’activité économique en France. La hausse des prix reste très contenue en décembre (0,7% en glissement annuel, soit une inflation de 0,9% en moyenne sur l’année 2013) ce qui devrait soutenir le pouvoir d’achat des ménages. En matière de finances publiques, la demande soutenue lors de l’adjudication de jeudi dernier, et tout particulièrement sur les titres à très long terme, témoigne de la confiance renouvelée des investisseurs dans la signature de la France.
 
Malgré ces signes d’amélioration, l’économie française n’a pas retrouvé son potentiel de production : les effets de la crise restent très largement perceptibles dans le niveau de l’activité. Le Gouvernement est plus que jamais mobilisé pour que l’économie retrouve pleinement sa vigueur.
 
S’agissant du marché du travail, l’amélioration de la situation s’est poursuivie à la fin de l’année 2013, avec notamment une progression de l’emploi intérimaire de +2,3% sur le mois de novembre (+4,3% en sur an) et des déclarations d’embauches de plus d’un mois (hors intérim) de +3,3% sur le mois de novembre aussi (+1,2% sur un an). Les chiffres de demandeurs d’emploi pour le mois de novembre, publiés fin décembre, ont fait apparaitre une hausse de + 0,5%, faisant suite à une baisse de - 0,6% en octobre. Cela ne contredit pas l’analyse d’une amélioration de la situation de l’emploi. La progression se ralentit de mois en mois, et l’inversion de la courbe du chômage est engagée puisqu’une baisse du chômage est observée sur les deux premiers mois du quatrième trimestre 2013.
 
L’inversion de la courbe du chômage des jeunes est déjà une réalité depuis maintenant 6 mois : - 4,1% au total depuis avril, soit 23 000 jeunes demandeurs d’emploi en moins.
 
L’année 2013 aura été marquée par une forte mobilisation des politiques de l’emploi, avec notamment 100 000 jeunes en emploi d’avenir et 400 000 entrées en contrats aidés dans le secteur non marchand. -Et que la droite ne nous fasse pas le coup des emplois aidés "artifice à la lutte contre le chômage", elle qui détient le record d'emplois aidés mobilisés au début 2012...record sans précédent depuis le début des statistiques du ministère de l'emploi-.
 
Elle aura également été marquée par la mise en œuvre de réformes en profondeur pour le marché du travail. Près de 20 000 aides à l'embauche ont été demandées depuis la mise en place du contrat de génération à la fin mars. Plus de 40 branches professionnelles ou d’interbranches, représentant 5 M de salariés, ont conclu un accord. Une évolution sera prochainement apportée au dispositif en cas de reprise d'entreprise, l'âge limite du jeune embauché pouvant atteindre 30 ans, au lieu de 26 ans actuellement. En outre, le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social réunira prochainement les partenaires sociaux pour trouver les moyens d’un déploiement plus rapide du contrat de génération dans les entreprises de 50 à 300 salariés.
 
La loi de sécurisation de l’emploi, à la suite de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier, offre de nouveaux leviers collectifs négociés pour anticiper les mutations économiques (consultation sur les orientations stratégiques, base de données économiques et sociales unique, GPEC, accord de maintien de l’emploi) comme pour améliorer les conditions d’accompagnement des licenciements économiques. Après 6 mois de mise en œuvre, les nouvelles procédures de licenciement économique atteignent leurs objectifs : hors redressement et liquidation judiciaire, qui par définition s’inscrivent dans des calendriers plus resserrés, des négociations ont été engagées dans plus de 75% des cas. Ces négociations se sont conclues par un accord majoritaire dans 2 cas sur 3, soit au total 50% des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui se font par accord majoritaire (hors redressement et liquidation judiciaire). Le développement de la négociation s’est également accompagné d’une meilleure sécurité juridique, avec des recours aux tribunaux en très forte diminution : moins de 5% des décisions ont été contestées devant les tribunaux administratifs contre plus de 20% auparavant devant les tribunaux de grande instance.
 
L’action déterminée du Gouvernement, comme de l’ensemble des acteurs du service public de l’emploi, se prolongera et s’amplifiera en matière de politique de l’emploi :
 
100 000 nouvelles places supplémentaires de « formations prioritaires pour l’emploi » seront ouvertes, après plus de 30 000 pourvues en 2013 ;
le projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale sera présenté en conseil des ministres le 22 janvier. Il sera ensuite discuté au Parlement pour permettre son adoption avant la fin du mois de février et sa mise en œuvre dans les meilleurs délais au profit des personnes bénéficiaires ;
les partenaires sociaux entameront la renégociation de la convention d’assurance chômage le 17 janvier avec comme objectif une conclusion d’ici la fin mars 2014.
Une nouvelle réunion de mobilisation pour l’emploi sera organisée par le ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, le 30 janvier avec les partenaires sociaux et les régions.
 
L’année 2014 doit être celle du reflux durable du chômage, avec la mise en œuvre d’un « Pacte de responsabilité ».
 
Le Pacte s’articulera autour de 4 axes :
  1. poursuivre la baisse du coût du travail ;
  2. moderniser et donner de la visibilité sur la fiscalité des entreprises ;
  3. simplifier les formalités qui pèsent sur elles ;
  4. s’engager sur des contreparties, avec des objectifs chiffrés, notamment en termes d’embauches et de dialogue social.
Il nous appartiendra, députés de la majorité, a être vigilants tout en accompagnant le gouvernement.


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 28/01/2014 02:00:33

Valérie
Je maintiens ma confiance au gouvernement actuel et à notre président. C'est de la pure loyauté, je crois. Je pose une question qui concerne la population des jeunes étudiants. Pour la 2ème année consécutive, ma fille recherche un stage en entreprise (2ème année d'IUT l'an dernier, L3 cette année). Et, pour la 2ème année consécutive, c'est une vraie galère. Pourquoi est-ce que la filière étudiante s'obstine à exiger des stages, obligatoires pour la validation du cursus, tandis que l'entreprise refuse de consacrer une ressource à un stagiaire ? Sauf réseau efficace et bien placé, bien évidemment, ce qui n'est pas donné à tout le monde. Pourquoi l'Enseignement est-il toujours en déphasage, voire en phase inversée, avec le monde de l'entreprise ? Finalement, ce sont les premiers échecs professionnels de ces jeunes qui risquent de partir avec beaucoup de défiance à la recherche d'un premier emploi ... Peut-il exister une solution ? Peut-on envisager d'inciter les entreprises (pas seulement les énormes) à accueillir des stagiaires de tous niveaux et comment les y inciter ?

 27/01/2014 23:42:14

Jean-Marie Carrier
Je pense que le pacte de responsabilité est une bonne chose, mais ses effets seront longs à apparaître. Pourquoi ne pas de suite ouvrir des grands chantiers nationaux et les financer par un emprunt d'état. Cela peut être mis en œuvre rapidement et avoir des effets rapides sur l'économie, comme cela a été fait dans le passé.

 27/01/2014 23:14:43

Lia Malhouitre
Je partage l'analyse : le Président n'a pas changé de ligne depuis qu'il est président. Rien à voir avec la ligne du candidat, mais c'est déjà de l'histoire ancienne. 

Le Pacte de responsabilité : pendant qu'on baisse les charges des entreprises pour améliorer leur compétitivité dans la mondialisation, l'euro s'est apprécié de 6.3 % par rapport aux autres monnaies en 2013. A ce rythme là il faudra encore beaucoup d'efforts de la part du gouvernement sur le dos des citoyens pour que la baisse du coût du travail annule la hausse de l'euro. Et comme en même temps on comprime (opprime ?) la demande intérieure, Montebourg n'est pas au bout de ses peines.
En ce qui concerne le chômage, après la baisse enregistrée en octobre grâce à SFR ... les chiffres de décembre parlent d'eux-mêmes. 
Alors, effectivement, députés de la majorité, soyez vigilants, pour ne pas prendre des vessies pour des lanternes.
Et puis j'oubliais une vérité fondamentale : on leur donnerait la lune, les patrons ne voteront jamais socialiste. A mon avis ils ont tort d'ailleurs.
J'ai beau aimer certains socialistes, il y a des vérités qui doivent être portées à la connaissance de ceux que nous avons élus pour nous représenter.

 27/01/2014 21:06:57

etienne BRUNET

J'AI LU.

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