Le phénomène n'est pas si ancien.
J'ai le souvenir de certains me reprochant d'avoir proposé des repas pour la crèche de Forcalquier 100% bio... alors même qu'on n'avait pas demandé l'avis des parents avant d'imposer cela !
Ce qui était vrai, mais l'idée me semblait tellement évidente que je n'avais pas jugé utile de faire une consultation... Mais les temps changent et ils changent vite ! On peut s'amuser de ces rêves d'authenticité et de ces obsessions des origines de ce que l'on avale.
Mais il ne faut pas y voir seulement des peurs millénaristes des vaches folles, des œufs parfumés à la salmonellose ou des volailles porteuses de grippe aviaire. Le respect de l'environnement n'est pas seulement l'affaire des gouvernants et des industriels ; consommer des produits locaux, goûteux, naturels et de saison appartient aussi à une discipline citoyenne.
Il faudrait encore que la filière française puisse suivre.
Première puissance agricole d'Europe, la France est en retard pour les cultures biologiques. Le système productiviste et polluant nourri aux subventions et aux engrais et béni par les syndicats agricoles a limité l'essor des aliments bio ! Résultat la France se retrouve déficitaire et obligée d'importer chez ses voisins ce que ses consommateurs demandent ( Cela devrait nous obliger à l'exigence dans nos actions publiques : le local ne peut suffire et je me refuse à l'idée de favoriser des filières courtes qui ne soient pas exemplaires...).
Une absurdité écologique et économique alors que faire du bio peut à la fois servir la planète et nourrir le producteur.
20/02 14:46
Paola VALENTI
Bonjour,
Ok pour le constat, mais j'ai deux questions :
- En quoi et pourquoi les productions locales ne pourraient-elles pas être suffisantes pour satisfaire la demande croissante de produits bio ?
- Qu'entendez-vous précisément par "filières courtes exemplaires" et quelles sont vos propositions pour en favoriser l'émergence et/ou le renforcement ?
17/02 13:29
LEY
Merci et bravo pour votre engagement pour une agriculture biologique et de qualité. Quels seraient les objectifs de la région pour le prochain mandat en faveur de l'agriculture biologique ?