Visite de Michel Mercier : Un mauvais choix politique
12/05/2010
Le Secrétaire d'Etat, Michel Mercier vient aujourd'hui dans notre département.
En charge de l'Aménagement du territoire il a choisit de ne pas visiter Manosque et l'Occitane pour préférer Sisteron et Sanofi.
Loin d'être seulement une erreur politique - il faudrait rappeler au Député-maire de Sisteron que sa circonscription va au-delà de sa seule commune où pourtant les Ministres semblent obligés de se rendre - c'est aussi une faute économique.
Le Ministre préfère saluer et soutenir un groupe qui vient de dégager 7 milliards d'euros de bénéfices et qui au fil des années concentre tous ses efforts à quitter le territoire national.
Le Gouvernement vient d'accorder une subvention de 700 000 € à Sanofi Sisteron, alors que ce groupe vient de décider d'accorder plus de 2 millions d'euros de retraite annuelle à son président pour l'accompagner dans cette période difficile...
Annuler sa visite à Manosque et à l'Occitane est un mauvais message pour notre territoire et nos entreprises locales.
Je ne participerais donc pas à cette visite.
SECOND PLAN D'AUSTERITE POUR LES HOPITAUX DE GAP ET DE SISTERON
28/04/2010
On a pu lire, il y a peu, combien le Maire de SISTERON se réjouissait à la suite du dernier Conseil d'Administration de l'hôpital des Alpes du Sud.
Pourtant, à y regarder de près, l'annonce de 54 suppressions de postes suscite une inquiétude profonde.
Faut-il rappeler que, lors du Conseil d'Administration, une soixantaine de soignants et d'usagers emmenés par l'intersyndicale FO, CGT et CFDT, a envahi la salle de réunion pour manifester sa colère.
Depuis 2008, l'inquiétude domine.
A l'époque déjà, 47 postes ont été supprimés, sans pour autant freiner le déficit provoqué par le changement de tarification.
Aujourd'hui, 54 postes supplémentaires sont supprimés, et sauf à penser que ces 101 agents hospitaliers ne servaient à rien, personne ne peut imaginer que les services fonctionnent avec le même niveau de qualité de prestations.
« L'hôpital ne peut être soumis à des objectifs de rentabilité comme une entreprise. Faire à croire que l'on peut faire plus avec moins de soignants est un mensonge.
A terme, chacun sait que la centralisation hospitalière menace nos hôpitaux de proximité. »
On peut comprendre que le Député-Maire de SISTERON, acteur à PARIS de cette politique de recul des services publics se satisfasse, localement, des conséquences de ses propres votes. En cela, il est cohérent. »
Partager
VOS
COMMENTAIRES