• Du mariage entre le cynisme et l'irresponsabilité naît le « Tous pourris »
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Du mariage entre le cynisme et l'irresponsabilité naît le « Tous pourris »

Du mariage entre le cynisme et l'irresponsabilité naît le « Tous pourris ».

Ce matin, je lis et relis l'édito du Monde et je sens ce goût amer qui hélas ne me quitte plus, celui du doute sur le sens de l'action politique.

De Jérôme Cahuzac qui en s'enfonçant dans un mensonge personnel nous a tous plombés, au couple Copé-Sarkozy soupçonnés de scandaleux bricolages financiers, on ne peut enfin qu'être sidéré, accablé, ulcéré...

Il y a un an, j'avais en moi cette colère froide, ce goût de fiel en relisant le petit mot que Jérôme Cahuzac m'avait fait passer, me disant que rien de ce que Mediapart évoquait n'était vrai. J'avais confiance en lui.

Aujourd'hui, c'est un dirigeant politique de premier plan, chef du grand parti de la droite française et qui aspirait à diriger le pays, qui fait montre d'un cynisme absolu car, qui peut croire qu'il puisse n'être que soupçonné de naïveté. Et Nicolas Sarkozy, comment un tel sentiment d'impunité a pu lui faire croire qu'il était à ce point au-dessus des lois ?

Il y a 20 ans, à force de soubresauts de droite ou de gauche, la France se dotait enfin d'outils permettant de moraliser la vie politique grâce au financement public de la vie politique, l'encadrement de la collecte de fonds et le plafonnement des dépenses de campagne ?

Bien sûr, cela ne garantissait pas la malhonnêteté individuelle car l'homme politique n'est au fond qu'un homme mais, petit à petit l'exigence d'exemplarité faisait son chemin. La récente loi sur la transparence le démontre. J'ai pu regretter qu'elle n'aille pas assez loin, conséquence d'un voyeurisme malsain nous ont dit quelques uns... Mais, je croyais la marche vers la transparence absolue, inéluctable... convaincu par exemple que la limite à la publication de nos patrimoines tomberait assez vite.

Mais je suis pris maintenant d'un doute immense.

Comment est-il possible qu'au niveau où ils étaient, ils aient pu tricher avec l'argent public qui les finance ? Comment ont-ils pu tromper les adhérents de leur parti, implorés, la larme à l’œil, pour rembourser 11 millions d'euros - après l'annulation des comptes de campagne de M. Sarkozy par le Conseil constitutionnel -. Nicolas Sarkozy avait fait son petit chèque de 7 500 €, profitant du crédit d'impôt qui va avec, le déduisant de ses revenus issus de quelques conférences opportunes en Russie ou au Qatar ?

Je savais l'affairisme méthodique mis en place par Sarkozy au cœur même du pouvoir. Je sais que deux Français sur trois jugent les responsables politiques « corrompus », que quatre sur cinq ne font pas confiance aux partis politiques.

Alors, j'ai voulu croire que le rétablissement de la confiance entre les citoyens et nous impose l'exemplarité ! Mais aujourd'hui cela suffira t-il ? Je suis en colère car au-delà même de la question morale, individuelle, collective, républicaine – cette faute offre un bouquet d'arguments à tous les populismes, à commencer par celui du Front National, qui pourtant comptent tant de condamnés en son sein?

Comment n'ont-ils pas imaginé qu'ils justifieraient ainsi, comme jamais, la vieille antienne, fonds de commerce des populistes : « Tous pourris ! » ?


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05/06/2014 07:25:53

MN
Des personnnes de convictions continuent de croire qu'une politique de gauche vaut mieux qu'une politique de droite. J'espère seulement qu'en 2017 M. le Président François Hollande tire sa révérence et se contente de son quinquénat et que des primaires permettent de désigner un nouveau candidat. Je n'ai jamais cru que François Hollande était le meilleur pour mener une politique socialiste. Mais pour autant je n'ai jamais abandonné mon vote PS aux municipales ni aux européennes. Ne jamais perdre espoir et que tous les élus soient plus présents sur le terrain pour voir comment vivent réllement leurs administrés et entendre leurs aspirations : du travail pour tous (surtout les + de 50 ans au chômage et dans une précarité dont on ne voit pas la fin). Le FN fait son lit sur la misère des gens. Les commémorations du 6 juin devraient nous rappeler qu'un parti qui a fait du mal à toute l'Europe est arrivé au pouvoir démocratiquement comme le fera le FN si nos politiques actuels ne tirent pas les conséquences des résultats aux dernières élections et continuent de penser que le peuple (la plèbe) n'y comprend rien.

31/05/2014 10:08:41

François LABOURDETTE
Evidemment, je partage. Intégralement !
Mais il est tout aussi navrant que nos dirigeants continuent à se moquer de nous. Il aura fallu ce séïsme pour que notre sénateur envisage de ne plus se présenter en imaginant que d'autres pouvaient lui succéder alors qu'il a largement atteint la limite d'âge préconisée ; il aura fallu son éviction violente pour que le maire sortant de Barcelonnette commence à comprendre que l'on ne peut pas mépriser les habitants, les électeurs, les militants des syndicats, les militants du parti sans se prendre des giffles électorales monstrueuses qui vont reléguer la gauche en Ubaye dans les oubliettes pour pas mal d'années ; Il faudra encore combien de claque pour que les élus du département entendent que lorsqu'ils viennent chez nous, il serait souhaitable qu'on soit au courant et que l'on puisse, le cas échéant les rencontrer ; Il en faudra encore combien de revers électoral pour qu'enfin le cumul des mandats soit réellement proscrits, la durée et le nombre soient vraiment limités ; Il faut faire quoi pour que des décisions promises et sans coût financier comme la suppression de la cotisation pour les infirmière salariées à l'ordre infirmier soit supprimée ; faut-il quitter le parti pour qu'enfin celui-ci pratique les exclusions de ceux qui ne respectent pas les consignes et les choix des candidats ? ; Comment se fait-il que les actions menées par le gouvernement Hérault n'aient pas plus été relayées, qu'il n'y ait pas eu plus de communication sur les avancées sérieuses ? ; etc., etc.
Tant de questions, de sujets de mécontentement, de débats à avoir. La gauche aussi pêche depuis pas mal d'années sur pas mal de choses.
Alors oui, la colère contre ces escrots de droite en responsabilités et cet escrot de Caluzac ! Bien sûr ! Mais n'oublions pas de regarder devant notre porte, chez nous, et au quotidien !
La désillusion envers le politique est aussi le résultat de tout ces manquements.
François

 30/05/2014 21:11:49
Pascale Tarsac
Comme tu le dis "tous pourris", ta colère, me semble bien justifier et nous sommes nombreux à penser comme toi.

Je ne sais plus que penser ou croire politiquement, les dernières élections m'ont révoltés, 
fille et petite fille ainsi que belle fille de socialiste , j'ai toujours baigné avec les idées socialistes mais comme beaucoup je ne sais plus quoi penser, ni quel message passé suite à ces personnes qui ont mis en place un parti par des mensonges, j 'espère seulement pouvoir continuer à croire en un avenir plus serein amicalement pascale

 30/05/2014 12:17:29
Alix
Je comprends la colère et la partage . Le doute permet juste de se remettre en question pour trouver de nouvelles réponses face à un mouvement d'une ampleur telle que celle que nous avons constate dimanche dernier. Au delà de tous pourris, nous devons nous ré interroger sur nos décisions politiques : il y a les effets dévastateurs de la RGPP qui touchent aujourd'hui les personnes les plus fragiles et les plus démunies et alimentent aussi le discours contre la fonction publique et l'usage des impôts La réduction du déficit public ne doit pas aggraver encore la situation des plus pauvres et accroître encore les inégalités et la désespérance. On doit reconsidérer et moderniser le mode de désignation de nos gouvernants pour que les jeunes puissent y trouver leur place, avec leurs méthodes, leurs modes d'expression, leur façon de penser...que les citoyens aient une place dans les processus de décision, le taux d'abstention est au moins aussi grave que le vote extrême, et on doit pouvoir agir pour que nos concitoyens aient de nouveau envie de s'investir pour la chose publique. Faut il s'acheminer vers une 6eme constitution? Il ne faut pas réduire comme le fait la presse aux rejets en bloc de la classe politique en ne mettant en exergue que les tristes affaires... Nous avons besoin d'enthousiasme, de perspectives, de projets, pour repartir et recréer une dynamique positive dans laquelle l'ensemble de la population pourra se retrouver. Bref on a besoin d'élus motives et vous en êtes je le sais !!!!

 30/05/2014 11:14:45
Nicolas POUSSIN
Merci Monsieur Castaner pour cette chronique.

Il est clair que nous sommes de plus en plus mal à l'aise de défendre l'un ou l'autre des Partis Politiques, nous gens du peuple qui essayons de joindre les deux bouts et à essayer de régler nos impôts... d'entendre ces arnaques à coup de million sur ces mêmes impôts, nous devient insupportable. Vous qui êtes parmi nous, vous vous en rendez compte, différemment de ces barons qui n'ont plus la notion de l'argent et dépensent à tout va, que surtout en période de crise, cela amènera fatalement à une nouvelle révolution.
J'ose croire à des lendemains souriants avec une nouvelle démocratie plus propre, une démocratie dont nous ne pouvons nous passer.

 30/05/2014 11:45:39
MMe VITOLINI Anne-Marie
"du tout pourris"???? mais oui Mr Castaner!!!!! L'etat premier FABRIQUANT DE PAUVRES .....Moi aussi je suis en colere contre ceux qui nous dirigent à qui ont fais confiance, ont donnent nos voix pour etre mentis malmener trahis apauvris er nous n'avons meme pas les moyens de nous defendrent et ont appele cela " liberté égalité fraternité".

 30/05/2014 20:17:20
Martinez-Bruncher Elisabeth
Les histoires d'argent et de corruption, même si elles révoltent à juste titre et détournent les citoyens de la politique, ne sont pas, à mon avis, le facteur déclenchant des choix obscurs que nous voyons poindre. Les Français, et c'est étonnant, semblent avoir gardé une vision monarchique de leurs dirigeants. Que le Roi et les courtisans se servent dans la caisse ne date pas d'hier. Qu'ils aient des histoires d'alcôve, non plus. Cela fait partie des plaisirs du peuple de se gargariser des ébats princiers ou présidentiels. La presse à scandale l'a bien compris.

Non. Ce qui est grave, me semble-t-il, c'est la trahison. Morale. Celle qui a coûté cher à Sarkozy, adulé puis haï. Celle qui maintenant marque le front de Hollande. Porté au pouvoir et doté d'une marge de manoeuvre considérable. Et qui, même pour des lois ou des décisions à caractère symbolique a tellement tremblé et reculé qu'il a laissé des peurs fantasmatiques envahir la place publique sans être capable de donner fermement le cap en chassant tout ce brouillard obscurantiste. Qui existait déjà lors des débats concernant l'avortement en 74 et la peine de mort en 81. Mais qui n'a pas freiné le courage des deux présidents concernés.
C'est un tout. La corruption, le sentiment d'abandon total et surtout le non-respect de la feuille de route annoncée ont réveillé le Kraken. Monstre d'autant plus dangereux qu'il n'a plus les stigmates reconnaissables d'un prédateur un peu usé mais l'apparence faussement sécurisante d'une femme, redoutablement moderne, cultivée et sûre d'elle, avocate, mère divorcée, fumeuse et volontiers querelleuse qui brouille et dilue l'image-épouvantail de l'extrêmiste de droite. Ringard et complètement allumé.
C'est cela que je dénonce aujourd'hui. Car, pour les histoires d'argent, on peut espérer que la justice fasse son travail. Et qu'il y ait des sanctions. Mais quels seront les remparts et à quels lendemains devons-nous nous attendre pour avoir réveillé la Bête qui sommeillait ?
Elisabeth Martinez-Bruncher

 30/05/2014 18:12:24
maniatographe
le chemin jusque a Damas nous semblent interminable il va nous falloir réinventer une politique de vérité, changer nos habitudes, descendre dans la rue se mettre a nue peut être

et que sais je encore, la confiance ! ne s'achète pas nous le savons nous n'allons pas nous fustiger en public mais vous écouter encore plus et changer les règles vous donner le pouvoir peut être ? de toute façon plus de concertation.
mais la politique dois changer ou mourir dans la honte.
nous sommes a l'écoute croyez en un pauvre militant de gauche aussi dérouté que vous. 

 30/05/2014 18:15:52
Gilbert SOULET Bonjour cher Christophe,

 Vous êtes jeune et plein d'allant; Ne perdez pas confiance et surtout, pas de découragement.
Regroupez-vous et relevez la tête ensemble; Ayez toujours à l'esprit que ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent (notre bon vieil HUGO dans le Chap.IX des Châtiments.)
 
Très amicalement, 
Gilbert de Pertuis (bientôt 75 !)

 30/05/2014 19:59:39
paceline
la politique de tous les bords nous menent aujourd'hui au pire. mais il faut arreter les injustices car mm à forcalquier les maisons sociales sont louées aux gens aux revenus plus que confortables tout le monde le sait et une jeune femme courageuse qui travaille et éléve seule son fils de dix ans s'est vu attribué 20 metres carré. je ne voterai jamais fn mais il faut que le pouvoir se remette en question même dans les villages.

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