• Face à la crise, une diminution sans précédent des crédits consacrés à la politique de l'emploi
  • Mise à jour 12/07/2011 11:37:10

Articles

Presse, vidéos
Mise à jour le 24 avril 2017  

Agenda

 

La lettre du député
Rentrée 2016   

Vidéos

 

 

Liens


Assemblée Nationale
Ville de Forcalquier
Pays de Haute-Provence
Communauté de communes Pays de Forcalquier - montagne de Lure
Blog de Gilbert Sauvan
Facebook de Jean-Yves Roux

Face à la crise, une diminution sans précédent des crédits consacrés à la politique de l'emploi

Face à la crise, une diminution sans précédent des crédits consacrés à la politique de l'emploi

Terra Nova publie une note éclairante dont voici la synthèse et que je vous incite à lire dans sa totalité. Alors que l'emploi demeure la première préoccupation des Français et que le chômage de longue durée connaît une croissance sans précédent (+36% en un an), le gouvernement a fait le choix de proposer une baisse sans précédent des crédits consacrés à la politique de l'emploi.

Compte tenu du non renouvellement des moyens du plan de relance et de l’exécution 2010 du budget (dépenses effectives supérieures à 1,3 milliard d’euros à la Loi de Finances Initiale 2010), les crédits consacrés aux politiques de l’emploi connaîtront en 2011 une baisse de 15%.

Cette baisse concernera l’ensemble des axes des politiques de l’emploi :
  • baisse de 25% du nombre de contrats aidés conclus,
  • baisse des crédits consacrés à l’insertion professionnelles des jeunes : -330 M€ (fin du programme CAF et non renouvellement du plan de relance sur l’emploi des jeunes,
  • la formation professionnelle des publics fragilisés (détenus, militaires…) (-33%)
  • le financement du réseau des Maisons de l’emploi (-50%),
  • les crédits de prévention et d’accompagnement des restructurations (-27%),
    ou encore au développement de la VAE (près de 50% de baisse).

Ces choix traduisent l’inconstance des choix du gouvernement, mais surtout le peu de cas qu’il fait tant des partenaires sociaux que des collectivités territoriales. Les contestations se sont en particulier multipliées sur les conditions d’élaboration de ce budget et sur les transferts et manœuvre de débudgétisation : non compensation budgétaire à Pôle emploi du transfert des conseillers chargés de l’orientation professionnelle issus de l’AFPA , prélèvement du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels à hauteur de 300 M€, gel de la Dotation globale de décentralisation, diminution de 50% des crédits consacrés aux Maisons de l’emploi…

Ces contestations remettent en cause la légitimité de l’intervention de l’Etat sur des politiques dont la responsabilité est aujourd’hui largement partagée. D’autres choix étaient pourtant possibles.

Un autre budget était pourtant possible
 
Au-delà des mesures d’austérité qu’il faudrait reporter à une période où le chômage sera durablement orienté à la baisse, d’autres choix auraient pu être faits :
  •   remise en cause de la baisse de la TVA dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration qui n’a pas contribué à des créations d’emplois significatives dans le secteur, à une amélioration des conditions de travail ou à une hausse des salaires dans la branche,
  • remise en cause progressive de certaines exonérations de cotisations sociales : a minima, remise en cause des exonérations de cotisations sociales prévues par le projet de loi de réforme des retraites pour l’embauche de seniors. Plutôt qu’une telle mesure peu ciblée et aux effets d’aubaine incontestables, il aurait privilégié une mesure d’aide à l’embauche ciblée sur les seniors les plus en difficultés, sous le contrôle de Pôle emploi chargé de la prescription de la mesure,
  • plutôt que de procéder à un prélèvement arbitraire sur le FPSPP, privilégier une négociation avec les partenaires sociaux pour faciliter le relais de ce fonds sur le financement du programme CAF (accès à la formation des jeunes) qui a démontré son efficacité, voire engager une réflexion avec eux sur les contributions de chacun au financement, au pilotage et à la mise en œuvre des politiques de l’emploi,
  • privilégier une approche qualitative des contrats aidés en maintenant le volume annuel de ces contrats,
    mais en renforçant les mesures d’accompagnement dont bénéficient les personnes en contrats aidés,
  • mettre en place des mesures exceptionnelles pour répondre à la crise sociale, avec l’aide des partenaires sociaux, plutôt que de répondre par des opérations de communication médiatique sans réelle portée concrète pour les personnes impactées par la crise.


Partager

Vos commentaires


Merci pour vos questions et commentaires

Nom ou pseudo
Email
Inscription mailing list
Votre question ou commentaire
 
 

09/12/2010 08:44

Nicolas BUSTAMANTE
Je ne suis pas sûr que tous les chinois qui travaillent à l’usine aient une formation très poussée. Il y a 25 ans, les entreprises étaient moins regardantes sur la qualification. Souvent, les gens se formaient « sur le tas » (rémunérés. Pas en stage bidon comme maintenant). Ca fonctionnait très bien puisque c’était la méthode qui prédominait durant les « trente glorieuses ». Ce qui se passe en France, c’est qu’il n’y a plus de travail, tout simplement.
La formation des jeunes et des moins jeunes, les emplois aidés, c’est bien, ça soulage. Mais c’est comme donner de l’aspirine à un cancéreux.
Quand les gouvernements se mettront-ils d’accord pour appliquer une dose de protectionnisme contre les pays à bas coûts. La balance commerciale entre la France et la Chine est chaque année déficitaire de près de 40 milliards d’Euro. Tous les gouvernements crient au scandale, et dans le même temps, ils copinent avec la Chine en espérant être épargné par le rouleau compresseur et accumuler les « bons points » au prés des capitalistes. (ça peut encore être utile pour financer une campagne électorale pour certains ou une retraite dorée pour d'autres).
On peut bien perdre quelques marchés d’Airbus ou de nucléaire si ça nous permet de garder un peu d’emploi en France.
Accepter que la Chine soit l’usine du monde, c’est accepter implicitement qu’il n’y ait plus de travail en France.

08/12/2010 22:03

patricia Klemensiewicz
Comme j'en suis un des exemples flagrants !
Ego mis à part, combien sommes nous dans la région à nous endormir avec la peur du lendemain qui s'annonce si fragile et incertain.
Mon responsable, va-t-il pouvoir m'assurer une stabilité dans mon travail?
Ces questions réelles sont l'image de la situation que l'on masque à grands coups de messages du pouvoir qui 'vend" du nucléaire, des avions militaires and so on. Vendus? Non, promesses de vente.
Et c'est un fait de reprise économique?
A les entendre, on s'endormirait serein, se sachant protégé, à l'abri du licenciement.
Belle mascarade!
Le nombre de licenciements prévus dans le département est terrible mais pas mentionné.
La crise est finie?
La crise de rire oui, la crise économique non.
J'ai éludé les fonds alloués aux régions, aux communes, broutilles. L'impôt fera le reste.
Bon courage Monsieur le maire. Ne pas nous faire porter ces faits relève de la magie.
Avec ce que j'ai de bon.
Patricia Klemensiewicz

Haut de page | Mentions légales | Plan du site