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Folies fiscales

Folies fiscales

Nicolas Sarkozy, agent électoral de l'UMP pour les élections régionales

Plutôt que de dénigrer la gestion des Régions en parlant de « folie fiscale », Nicolas Sarkozy devrait balayer devant sa porte et stopper la folie des déficits publics colossaux qu'il fait subir à la France : l'Etat doit emprunter chaque jour 700 millions d'euros pour boucler ses fins de mois ! S'il y a folie, c'est au niveau de l'Etat qu'il faut la chercher. Chacun sait que les Régions ne représentent que 2% des impôts prélevés en France et 6 % de la fiscalité locale. Chacun sait aussi que depuis 2004 l'Etat ne respecte pas ses obligations de compenser financièrement le transfert des charges vers les Régions. Il va même jusqu'à les solliciter pour celles qu'il n'arrive plus à assumer et nous venons de le vivre pour l'entretien des routes nationales !

Le Président de la République sort de son rôle de garant des institutions et de rassembleur des Français. Chacun aura compris qu'il est en campagne pour les élections régionales. Il s'est comporté une nouvelle fois en agent électoral de l'UMP.

"Folie fiscale des régions"
Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi dernier la tenue, à une date non précisée, d'une conférence nationale "pour parler du déficit de la France" qui réunirait à la fois l'Etat et les responsables de la sécurité sociale et des collectivités locales, lors d'un échange avec des maires.

"Il faudra bien que les responsables de la sécurité sociale, ceux des collectivités locales et ceux de l'Etat parlent ensemble (...) moi, j'ai promis que je ne remplacerai pas un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite mais si vous, les collectivités locales, vous en créez un de plus sur deux, comment on peut s'en sortir, c'est le même pays !", a estimé M. Sarkozy. "Il y a un moment donné où il va bien falloir qu'on se retrouve tous parce que le contribuable, c'est le même", a-t-il insisté. Avant de conclure : "Quand je vois aussi la folie fiscale qui s'est emparée d'un certain nombre de régions, je me dis: il faut faire attention quand même, parce que c'est la compétitivité de la France (qui est en jeu) »..

Mardi devant l'Assemblée nationale, le ministre du Budget, Eric Woerth, avait accusé la gauche de s’être "trompée sur les collectivités locales" en y augmentant la fiscalité "de façon anormale", de 35% entre 2004 et 2007.  "Quand, entre 2000 et 2007, le personnel des collectivités a augmenté de plus de 350.000 personnes, quand les fonctionnaires publics territoriaux ont augmenté de 25%, évidemment les impôts ne peuvent qu'augmenter", a-t-il accusé. Le ministre a également incité les collectivités locales, "quelles qu'elles soient, à modérer la hausse de leurs dépenses" en les limitant à l'inflation, comme c'est le cas pour l'Etat".

Les finances dérapent surtout au niveau de l'Etat

Selon les prévisions du budget 2010, le déficit public (Etat, collectivités locales, comptes sociaux) devrait atteindre un record à 8,5% du PIB l'année prochaine après s'être creusé à 8,2% cette année sous l'impact de la crise économique.
Fin 2008, le déficit public de la France se montait à 3,4% du PIB : 66,2 milliards d'euros au total, dont 54,4 milliards pour le seul Etat, selon les premières estimations de l'Insee. Le déficit des administrations publiques locales (collectivités territoriales, groupements de communes, etc.) représentait quant à lui 8,6 milliards d'euros à cette date.

Entre 2007 et 2008, avant le déclenchement de la crise, la dégradation du déficit public (14,6 milliards) résultait principalement de celle des administrations centrales (Etat et organismes divers d’administration centrale), relevait l'Insee en mars dernier.
La dette publique qui atteignait selon l'Insee 1.428 milliards au deuxième trimestre 2009 (74% du PIB) est surtout le fait de l'Etat (1.135 milliards) que des collectivités locales (141 milliards) et alors que celles-ci réalisent le plus gros des investissements publics (74%).


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