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L'ORTF avait du bon...

L'ORTF avait du bon...


Je n'aime pas cette polémique suite à la décision de Vincent Peillon de boycotter France 2, face à Besson.
Car au fond, cette cabale cache la seule vraie question : Faut-il utiliser des « pratiques de voyou » pour désamorcer les pièges tendus par l'Élysée ?

A vous de juger!

Comme au bon vieux bon temps de l'ORTF, Nicolas Sarkozy a voulu renouer avec une tradition bien ancrée dans la Vème République, en endossant le rôle de directeur de la programmation de France 2 pour la 1ère édition 2010 de l'émission « A vous de juger ».

Jeudi soir, il s'agissait ni plus ni moins que de faire la promo du ministre de l'immigration, à grand renfort de reportage gentillet sur la psychologie du ministre et de questions préparées à l'avance par une Arlette Chabot dont la pertinence des interventions -comme celle sur le tempérament méditerranéen d'Eric Besson- donne le ton d'une émission pilotée par la com élyséenne, pour réhabiliter un ministre dont le débat sur l'identité nationale s'enlise.

Deux mois avant les élections régionales, il fallait organiser une opération de sauvetage destinée à revigorer l'électorat de droite, tenté par le vote FN et troublé par les récentes déclarations du ministre en faveur du droit de vote des étrangers aux élections locales.

Pour rassurer l'électorat UMP, la direction de l'information de France 2 avait tout prévu: d'abord la publication d'un sondage de la TNS Sofres destiné à montrer que finalement les français ne se désintéressent pas complètement du débat sur l'identité nationale lancé par un ministre, dont la personnalité suscite davantage de perplexité que de rejet! De quoi évacuer la question du contenu de la politique d'immigration conduite par Eric Besson, qui apparemment ne nécessite pas de faire l'objet d'un sondage...avez vous vu un sondage sur l’opportunité de renvoyer quelques Afghans sans papiers ?
N’a-t-on pas frôlé le ridicule quand ce sous ministre a déclaré qu’on suspendait les renvois d’Haïtiens…alors même que les militaires français viennent de se voir refuser par les Américains le droit de se poser sur l’aéroport de Port au Prince.

Après ce sondage, qui tombait vraiment bien, il restait à organiser une petite mise en scène en invitant Marine Le Pen et Vincent Peillon. Tout était ainsi fait pour que le débat tourne à l'avantage de M. Besson, qui aurait eu le beau rôle en se positionnant en arbitre, censé incarner la position médiane et sage entre le FN et le Parti socialiste.

Seulement voilà, le désistement de dernière minute de M. Peillon a empêché que le scénario se déroule comme prévu! L'attitude de Vincent Peillon peut susciter certaines interrogations : pour ma part j’aurais préféré, à partir du moment où l'invitation avait été accepté, qu’il vienne sur le plateau de l'émission pour dénoncer cette mise en scène grotesque. Mais peut être, au contraire, ce coup médiatique prémédité a-t-il était le meilleur moyen pour faire en sorte que le piège se referme sur ceux qui l'avaient tendu ?

Quels que soient les effets et l'efficacité de cette politique de la chaise vide, il n'en demeure pas moins que l'organisation de cette émission relève de la pure et simple manipulation médiatique! Plutôt que de parler de «pratique de voyous », à l'égard d'un responsable politique, la direction de France 2 ferait mieux de s'interroger sur son indépendance face aux pressions de l'Elysée, qui l'ont conduit à se faire le relais d'un débat, servi comme de la soupe à l'électorat d'extrême droite !


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24/01 20:42

Guy Malhouitre    
Evidemment ,la conduite de Vincent Peillon relève d'une grossière impolitesse .
Ceci étant , je ne vois pas bien quelqu'un ayant la notoriété d'opposition qu'il a se rendre sur un plateau télé , à une heure de telle écoute pour essayer d'exprimer , voire de faire comprendre , que ce à quoi il a été invité est bidonné .

Subtilement , parce que , dans l'exercice , Marine Le Pen ne pouvait que servir de faire valoir , par leffet répulsif ,à Besson . Subtilement bidonné donc , mais bidonné quand même !
Donc , il a évidemment eû raison de faire un croche pied . Lorsque le beau monde parle de méthode de voyou , c'est le plus souvent quand on le prend le doigt dans la confiture .

 

21/01  11:24

J-P JAUBERT    

Le pouvoir UMP ne sauve même plus les apparences. Au grand jour le peuple est pris à témoin de la "grandeur" de la politique du locataire élyséen.
La question est: que pouvons-nous faire? Nos élus tentent bien, mais contre ce pouvoir et les grands médias inféodés, la partie est difficile, on le voit, on le vit tous les jours.
D'où la prise de conscience qu'il faudra bien prendre en compte, nous les camarades socialistes: sans renier nos valeurs, il nous faudra rassembler toutes les forces de progrès pour gagner (c'est le môt juste!) l'élection présidentielle de 2012, qui est la clé pour nous permettre d'appliquer une politique progressiste que nous appelons de nos voeux.
En attendant, gagnons l'élection régionale, et ceci malgré l'éparpillement des parties de gauche qui pensent à tord, c'est mon point de vue, qu'il leur faut se compter.

 

21/01  9:33

Gérard LEONARD    

Je pense comme toi Christophe, sur l'attitude de Peillon. Qu'il ait renoncé à participer à l'émission peut se comprendre par contre, j'aurais souhaité qu'il vienne quand son temps de parole est arrivé, s'expliquer clairement devant les téléspectateurs et dire pourquoi il renoncait à participer à cette parodie d'émission. Un récent sondage montre que 65% des français sont persuadés que le pouvoir en place a la main mise sur les médias en particulier sur la télévision. De plus mais à titre personnel, je trouve qua l'animatrice n'est certainement pas la personne la plus neutre et la plus apte, pour animer ce type de débat

 

21/01 09:17

Bernard04    
Vincent Peillon a eu raison sur le fond , peut-être pas sur la forme. Il aurait du prévenir Chabot une ou deux journées à l'avance. Le seul problème c'est qu'elle aurait eu le temps de trouver un socialiste de rechange,( et il n'en manque pas !!!) tout heureux de se faire valoir et d'entasser un peu le camarade Vincent. Donc à la reflexion V.Peillon a eu raison de faire ce coup d'éclat et de ne pas se participer à la promotion de Besson et de ses idées.

21/01 8:55:

patricia klemensiewicz    
Besson, Fadela et autre transfuges symbolisent la technique du sarkozysme qui tend à montrer la perversité de sa politique.Semer le trouble, la peur pour s'illustrer le meilleur. A ce stade, il y est parvenu mais l'effet boomerang commence son opération retour en plein visage(je reste polie). Il me semble que les seuls français intéressés par ce faux débat sur l'identité nationale ne sont que de pauvres déçus ou frustrés du F.N. le Petit Père des Peuples à rater son objectif. Rassembler en divisant quelle co-errance!! Tant mieux, au point où il en est, il ne lui reste qu'à continuer à s'enfoncer. Sa taille ne lui évitera pas le retour du boomerang. Je suis méchante, il le mérite.C'est sa récompense, une de ses armes de sa campagne. Ce qui désole c'est l'absence de lucidité des français qui se laissent bercer par ce marchand de paroles formé à "vente forcée" et non force de vente.. Que le P.S. ne joue pas dans cette cour nauséabonde illustre sa dignité(celles de militants et sympathisants). Je pense qu'il faudrait que cette gauche soit patiente, et qu'il n'est pas difficile de démonter le discours du président et ses collaborateurs en employant les mêmes méthodes de communication. Un jeu d'enfant ! C'est une stratégie et de nouvelles personnes prometteuses dont le P.S. a besoin. Il en existe n'est-ce pas?
En ce qui concerne l'affaire Peillon, on se rend compte que l'absence occupe plus de place que la présence.Devons nous nous nourrir du vide? Il en est un qui en vit grassement. L'effroyable concept d'identité nationale, un petit, encore un a déjà pratiqué cette méthode....
Merci toujours de me lire.

19/01   17:51

Sara    
Il était enfin temps que  le P.S se penche sur le réel problème posé à la démocratie française, par l'affaiblissement du sevice public audiovisuel. Car il n'y a pas de vrai démocratie sans liberté de la presse. Depuis la privatisation de TF1, le ver était déjà dans le fruit. Une caste médiatique andogame, carriériste, complaisante et indécrotable s'est emparée de la télévision publique et que dire de France Inter, de France Culture avec à leur tête J.L HESS et l'invraisemblable P. VAL, de RFI, de France 24...Le problème est autrement plus grave. Il mérite une réflexion approfondie et des propositions constructives et audacieuses plutôt que des coups d'éclat qui font "pchit".
Et puis j'ai trop de respect pour la fonction politique pour la voir se livrer à un comportement incorrect. Je crois à la politique par l'exemple et nous n'avons pas là le meilleur en matière d'exemplarité.

19/01 07:26

Alain DONNADIEU    
Quelle ironie ! Imaginez un peu ! Vincent Peillon a osé poser un lapin médiatique à cette nouvelle caste d'intouchables que sont devenus les journalistes. Et voilà, que depuis quelques jours, il subit les foudres de la profession allant jusqu'à l'injure. Comme Christophe Castaner, je ne suis pas certain que Vincent Peillon ait choisi la meilleure stratégie pour stigmatiser l'indécence du débat organisé fort opportunément autour d'Eric Besson, par le service public de l'information et sa grande prêtresse Arlette Chabot qui est à la politique ce qu'Enrico Macias est à la poésie. Mais faut-il pour cela le vouer aux gémonies ? Alors rééquilibrons un peu le tir. J'ai regardé l'émission. Elle débute sur le divan du psychanalyste. On s'intéresse non pas à la politique de Besson mais à sa psyché. Il faut dire qu'Arlette « Lacan » a un invité de choix et elle n'aura pas si souvent l'occasion dans sa carrière d'avoir en face d'elle l'incarnation, poussée à son plus haut stade d'évolution, de la traîtrise en politique. Puis, l'émission se poursuit sur l'identité nationale, la France, la République où Besson s'y présente comme le gardien bienveillant de notre identité. La marmite fume, la soupe est bonne et Arlette tient la cuillère. Une remarque au passage, le jour où cet homme a expulsé des Afghans dans un pays en guerre, il a violé la France et craché sur les valeurs qui fondent toute sa tradition. Ainsi, demander à Besson de définir notre identité c'est comme demander à Le Pen de faire le panégyrique de Jaurès. Le téléspectateur attentif aura remarqué que, durant l'interview de Besson, le cameraman du plateau organisera quelques plans de coupe dans le public, là un gros plan sur un black, ici un autre sur une beurette. Et oui, le public de Besson est multicolore. Cet homme ne peut, donc, pas être totalement mauvais et encore moins raciste. Enfin, s'annonce le débat avec Marine Le Pen où l'on s'enverra à la gueule les immigrés, les clandestins, les régularisés et j'en passe. Mais, avant cela, Arlette Chabot se drape dans les oripeaux de la victime du « délinquant » Peillon qui l'a plantée et la laissera barboter dans son marécage. On sent que le coeur n'y est plus. Et rien que pour cela, Vincent Peillon a eu raison. Pour finir, j'entends, ici et là, des dirigeants socialistes hurler avec la meute, il semble que, depuis l'affaire Julien Dray, cela soit devenu un sorte de réflexe. Je veux leur dire, qu'à gauche, dans tous nos partis, nous nous appelons entre nous « camarades ». Et le premier de nos devoirs est de nous montrer solidaires surtout lorsque l'on appartient au même parti. Laissons à la droite le soin de nous attaquer, elle n'a pas besoin de nous pour cela. Oui, le camarade Peillon a eu raison, maladroitement peut-être mais raison tout de même. Raison de montrer que les responsables de l'information des chaines publiques peuvent aussi se fourvoyer. A moins qu'il ne s'agisse là, à l'occasion de ce débat indigne, que d'une simple opération de propagande.   

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