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La démondialisation est elle réactionnaire ?

La démondialisation est elle réactionnaire ?

Au-delà de la primaire elle-même s'il y a un sujet qui a montré son évidence c'est bien celui de la démondialisation. Si le thème est un peu opportuniste pour l'un, nous ne pouvons considérer la discussion close.

Ne fermons pas la porte à un débat constructif, engageons un débat d'idées et non un débat de préjugés. Présentée comme archaïque, réactionnaire ou démagogique, la « démondialisation » a fait couler beaucoup d'encre.

« Je ne connais qu’une seule personne qui dit être proche de cette idée (faire de la France une île), c’est Mme le Pen » (JF Copé)
Pourtant la démondialisation  n’est pas le repli sur soi. Il ne s’agit pas, dans ces temps de crise, de sombrer dans une autarcie destructrice et de refuser le commerce mondial mais simplement de rendre l’échange mondial plus juste et plus propre. Pour ce faire prôner la mise en place de protections aux frontières de l’Europe, notamment pour des raisons de développement soutenable n’est pas une hérésie.

Calculer le coût écologique et social des produits importés (selon les kilomètres carbone, les normes de l’Organisation Internationale du Travail, …) et de les taxer en conséquence pour mettre fin au dumping social et environnemental, n’est pas une provocation, mais plutôt une évidence.

«La démondialisation, c’est l’égoïsme dans son incarnation la plus cynique» (l’Elysée selon le Figaro du 12/10)

Faux.
Mais on ne peut exiger des autres, ce que l’on ne s’oblige pas soi-même à faire. Ainsi une taxe carbone européenne doit être mise en place pour obliger les entreprises européennes à respecter ces obligations environnementales.
Les droits de douane alimenteront le fonds d’adaptation de Kyoto dont le but est d’aider les pays émergents à réaliser leur conversion aux nouvelles énergies.

Enfin, dans les pays émergents, les peuples n’ont pas vu les progrès que les hérauts du libre-échange leur promettaient. Les taux de croissance vertigineux que connaissent Chine, l’Inde, le Brésil, ne doivent pas masquer la faiblesse intrinsèque de leur modèle économique : ces économies, entièrement tournées vers l’extérieur, n’ont aujourd’hui aucune incitation à développer leur marché intérieur et reversent donc des salaires de misère. Enrichissement d’une minorité, appauvrissement d’une majorité, où est le miracle économique promis ?

Mettre en concurrence des salariés qui sont les héritiers de 200 ans de combats sociaux et des salariés Chinois qui n’ont aucun droit, est-ce un progrès ? Licencier les salariés de Continental Clairoix et proposer de les reclasser en Tunisie pour 137€ par mois, est-ce un progrès ? Consommer des crevettes péchées en Alaska et conditionnées en Côte-d’Ivoire, est-ce un progrès ?

La démondialisation est une idée importante, elle ne doit pas être caricaturée et François Hollande doit s’en emparer. Pour traiter à la racine les grands problèmes auxquels nous sommes confrontés, il faut faire le choix d’une politique ambitieuse, courageuse et pragmatique. Ce qui a été fait peut être défait, voici l’article XX du GATT qui octroie des dérogations aux obligations du traité de l’OMC : « rien dans le présent Accord ne sera interprété comme empêchant l’adoption ou l’application par toute partie contractante des mesures (…) nécessaires à la protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou à la préservation des végétaux ». Retournons à l’esprit original des traités, disons non au libre-échange incontrôlé et oui à l’échange juste et écologique.


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27/11/2011 13:35

k.walli
entièrement d'accord, au delà des querelles politiques de partie, il faut surtout voir les réalités en face, on vit une période transitoire où beaucoup de personnes sombrent et ne veulent plus du système tel qu'il est aujourd'hui et ce qu'il risque de devenir demain si on suit la tendance du jour. Il faut redonner confiance en notre pays et aux gens de ce pays, aux agricuteurs car ce sont eux qui nous nourissent et non Goldman Sachs. Moi j'ai toujours prôné une idée, si l'on veut redevenir humain et pour les générations à venir tout retablir, on doit prendre des décisions plutôt radicales, empêcher les bourses du monde entier de spéculer sur les denrées alimentaires ou ils mettront le monde à genou, pour enrichir quelques uns qui sont déjà plus que riches, et revenir à une sécurisation du territoire, des villes, des villages, réduire la délinquance, redonner goût aux Hommes de s'investir pour eux et pour leur entourage, redonner de l'emploi, justement en refaisant venir en France des investisseurs et cela ne se fera qu'en alourdissant les mesures douanières et les délais, (lorsqu'une entreprise délocalise pour gagner de l'argent juste sur la valeur humaine du travail, c'est grave) et un pays qui n'a plus d'industrie, n'a plus d'existence économique, cela se traduit par chômage de masse , dépression,et pour beaucoup, plus envie de s'investir dans cette même societé, donc pour tout cela, il faut réguler. un pays doit rester souverain où il n'a plus d'existence. il faut, je pense, retirer tout l'argent liquide, toutes les transactions se feraient par carte bancaire ou chèque. Imaginez tout ce qui pourra en découler: plus de petits et gros trafics (drogue, racket, traite des femmes, ne plus avoir peur pour nos enfants ), plus de travail au noir donc création d'emploi, plus de dealer, ils devront faire comme tout le monde pour avoir de l'argent ils devront travailler, interdire les pubs pour le rachat d'or car ce sont souvent les personnes âgées et les plus faibles qui subissent les violences dues à ce mouvement de rachat d'or, pas controlé du tout, tout ceci juste pour l'insécurité, ensuite pour revenir à plus d'emplois , j'en ai déjà parlé plus haut, et surtout revenir à des richesses vraies, des richesse de l'âme, avoir foi en son pays, croire aux gens qui doivent vous représenter, et surtout arrêter toutes les spéculations de tout ordre. ex: quand un trader prend des millions d'euros juste en spéculant sur du blé, alors qu'il a juste pianoté sur un clavier, tout cela a une répercution sur le prix du pain et autres produits de nécessité que la ménagère doit payer alors que, s'il n'y avait que la part de l'agriculteur et du meunier, on vivrait sûrement beaucoup mieux et cela est valable pour tous les domaines. Revaloriser les territoires, la France est vaste, et des territoires sont laissés à l'abandon au préfèrence de certaines villes pour n'en citer qu'une, PARIS etc,, car on peut faire des énergies avec des huiles de colza, tournesol, donc pas vraiment besoin de la dictature de Total et ces petits copains pétroliers. On doit repenser nos énergies. voila je me suis un peu étendu mais je voulais juste parler de tout ce que l'on pourrait faire si on réfléchissait autrement que pour son propre intéret car c'est ce que pensent beaucoup de Français par rapport à la classe politique toute entière. donc les gueguerres de partis sont devenues des reality show et plus personne n'y croit, juste certains qui parlent en pointant du doigt tel ou tel parti politique. donc voila il faut des hommes qui redonnent envie de croire à autre chose, car la vie est belle et que beaucoup n'y croie plus.
Pour revenir à la mondialisation, je pense que cela devrait être un échange de savoirs et d'idées, de coopérations pour que les peuples de cette planète vivent heureux et non esclaves de certains.
cordialement vôtre.
Khaled ABDOUL WALLI

17/11/2011 10:03

patricia Klemensiewicz

Si le terme démondialisation génère les images d'une fiction politique et économique, il me semble que ce mécanisme médiatisé dans l'angoisse, va devenir un phénomène issu de la lucidité et finira par se montrer irréversible.
La planète me paraît un vaste aquarium dans lequel les poissons gros comme petits, prédateurs ou victimes vont devoir s'organiser pour que chacun puisse maintenir
"son espèce".
La somme d'injustices,de pillage des richesses naturelles ainsi que les pressions économiques imposées aux détenteurs naturels de ces biens pourraient engendrer des crises qui feraient perdre de vue que, peu importe ses convictions politiques,tout un chacun veut s'accaparer un morceau de ces biens.
Là, la notion de partage se meurt et les hommes aussi.
C'est ce qui se déroule devant nos yeux actuellement.
Si je prend l'exemple de l'eau. Il existe sur la planète un volume "x m3" de cette ressource. Elle n'est pas redistribuée de manière juste et sa gestion montre le pouvoir des uns sur les autres, voilà un exemple de mondialisation "libérale".
Ainsi, il va devenir obligatoire d'organiser la gestion de cette eau de manière à ce que chacun puisse en bénéficier.
La démondialisation serait donc un système de partage mondial.
Mon bien dépendent du bien de l'autre.
Utopiquement vôtre.
Patricia Klemensiewicz

16/11/2011 21:53

raynal je n'ai rien à ajouter au brillant exposé de Christophe ,mais on voit bien que le monde ultra liberal de l'UMP ne colle pas à la demondialisation ,il est evident que faire et créer un accés aux soins à 2 vitesses n'est pas de bon augure et certains y voient une mise de la SECU à la botte des assurances privées alors!

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