Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.
Mais si dans ce concours de « fauxculserie » il est normal que l'on s'intéresse particulièrement à ces deux espoirs de la droite, j'ai quand même le sentiment qu'une vague profonde submerge la France, relayée en boucle par de nombreux médias, flattant la grandeur de l'action de notre Président sur la scène internationale...
Pourtant « la flatterie est une fausse monnaie qui n'a cours que par notre vanité » selon Maximes de La Rochefoucauld et, à la place de notre Président, je serais vexé d'avoir des courtisans aussi serviles et dépourvus d'esprit. Mais finalement les français ne sont ils pas eux aussi tombé dans ce piège, se prenant, sans en faire un fromage, pour de brillants corbeaux ?
Observons un peu notre pays, vu... d'un peu plus loin. Le journal Forbes vient de publier son premier palmarès des soixante-sept « personnalités les plus puissantes de la planète ».
Classement certes contestable, mais le magazine s'est appuyé sur le nombre de personnes directement influencées par les membres de cette liste, la capacité de ces derniers à projeter leur puissance au-delà de leur sphère immédiate d'influence ou le contrôle qu'ils exercent sur les ressources financières.
Et à ce petit jeu, Barack Obama truste logiquement la première place. En un an, l'occupant de la Maison blanche a su s'imposer (sans pour autant toujours réussir) dans tous les dossiers diplomatiques et économiques chauds.
A la suite du président américain, son homologue chinois, Hu Jintao, et le Premier ministre russe Vladimir Poutine. Le classement égrène ensuite les chefs d'Etat, les responsables d'organismes financiers et les hommes d'affaires. Benoit XVI (11e), Silvio Berlusconi (12e), Angela Merkel (15e) et Gordon Brown (29e) s'en tirent beaucoup, beaucoup mieux. Et trois mauvaises surprises pour les Européens : Nicolas Sarkozy n'arrive qu'en 56e position, l'Espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le chef de la Commission européenne, José Manuel Barroso ne sont tout bonnement pas classés !
Dans son article consacré au classement, Forbes se penche sur le cas Sarkozy. Les journalistes analysent la position du président français par l'influence "faible" et "superficielle" qu'il exerce. "L'objectif est de découvrir le pouvoir, et non pas de le glorifier et, avec le temps, de révéler comment l'influence est aussi facile à perdre que difficile à gagner", explique le magazine à l'adresse de l'Elysée.
La France compte toutefois des représentants mieux classés : Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (25e), Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI (47e) et le patron de LVMH Bernard Arnault (52e).
Pour notre bon président, faire moins bien que Benoit XVI passe encore, mais être devancé par le leader nord-coréen Kim Jong-il (24e), c'est quand même agaçant... pour ma part, je regrette de n'être pas abonné à Forbes, pour pouvoir résilier, de colère, tout engagement !
28/11/2009 00:26
patricia klemensiewicz