• La transition énergétique n'est pas un handicap pour notre économie, au contraire
  • Mise à jour 04/02/2014 19:36:02

Articles

Presse, vidéos
Mise à jour le 24 avril 2017  

Agenda

 

La lettre du député
Rentrée 2016   

Vidéos

 

 

Liens


Assemblée Nationale
Ville de Forcalquier
Pays de Haute-Provence
Communauté de communes Pays de Forcalquier - montagne de Lure
Blog de Gilbert Sauvan
Facebook de Jean-Yves Roux

La transition énergétique n'est pas un handicap pour notre économie, au contraire

La transition énergétique n'est pas un handicap pour notre économie, au contraire.

Nicolas Sarkozy avait commencé son mandat sous l'impulsion du Grenelle de l'environnement pour, 5 ans plus tard, l'enterrer en déclarant "l'environnement ça commence à bien faire..."
A la base de ce reniement le sentiment que la crise impliquerait d'abandonner nos objectifs de développement durable qui seraient un boulet à l'emploi.

Il n'en est rien, au contraire.

 Engager la France sur le chemin de la transition énergétique est un des chantiers prioritaires du quinquennat, afin de renforcer la compétitivité de l’économie, le pouvoir d’achat des ménages, l’indépendance nationale et la lutte contre les dérèglements climatiques. Nourrie par les conclusions d’un vaste débat national, la rédaction du projet de loi de programmation pour la transition énergétique se poursuit. Adoptée en 2014, cette loi définira notamment les stratégies nécessaires pour atteindre les objectifs assignés au nouveau modèle énergétique français : diviser par 4, à l’horizon 2050, les émissions de gaz à effet de serre de la France par rapport à 1990 ; réduire, au même horizon, la consommation finale d’énergie de 50 % et, à l’horizon 2030, la consommation d’hydrocarbures de 30% ; ramener la part du nucléaire à 50 % du « mix électrique » à l’horizon 2025 en poursuivant le développement des énergies renouvelables dans des conditions soutenables économiquement.

Sans attendre cette loi, des actions immédiates ont été entreprises. Pour protéger le pouvoir d’achat, les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz ont été étendus à 4 millions de nouveaux bénéficiaires (portant à plus de 8 millions le nombre des bénéficiaires de ces tarifs) et la trêve hivernale est entrée en vigueur le 1er novembre dernier. Pour moderniser les modes de consommation, les appels d’offres pour le développement des compteurs communicants « Linky » et « Gazpar » ont été lancés, ce qui représente un investissement de 3Md€.

Des mesures pour préserver la compétitivité des industries fortement consommatrices d’électricité et de gaz ont été prises, notamment via la valorisation de la cogénération. En lien avec le ministre du redressement productif, le soutien aux énergies renouvelables, qui constitue l’un des enjeux des 34 plans industriels annoncés en septembre 2013, a été réorienté, en fonction de la situation des filières. Priorité a été donnée aux filières émergentes de l’éolien maritime et de l’hydrolien, et au biogaz. Dans le photovoltaïque, le retour à un contexte économique plus solide a permis la relance d’un soutien public responsable : tous les appels d’offres ont été renforcés et, au début de 2014, les lauréats de deux nouvelles tranches pour les installations de moyenne et grande puissance seront désignés. Le soutien à la production de chaleur à partir de sources renouvelables a été confirmé jusqu’en 2015. L’ensemble du secteur fera, par ailleurs, l’objet, à compter de mars prochain, d’un plan de simplification destiné à réduire drastiquement les délais d’instruction des autorisations.

La ministre de l’égalité des territoires et du logement et le ministre chargé de l’énergie ont engagé la mise en place du plan de rénovation énergétique de l’habitat annoncé en mars 2013 : le dispositif de « guichet unique », l’élargissement des financements en faveur des plus démunis, les nouveaux bouquets de financement sont d’ores et déjà en place. Les « passeports de la rénovation énergétique » et le Fonds de garantie des prêts à la rénovation énergétique, annoncés en septembre 2013, sont en cours d’élaboration. Le tiers financement figure dans le projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové et la formation des professionnels du secteur a été renforcée.

Premier émetteur de CO2, le secteur des transports constitue l’une des priorités des 34 plans industriels conduits conjointement par le ministre du redressement productif et le ministre délégué en charge des transports en vue de développer des véhicules plus économes en énergie et moins émetteurs.

Transformation globale, la transition énergétique nécessite un financement adapté. Avec la loi de finances pour 2014 a été introduite, pour la première fois, une composante carbone dans notre fiscalité, dont le rendement montera progressivement en puissance pour atteindre 4 Md€ en 2016. Le programme d’investissements d’avenir décidé en juillet 2013 consacrera 2,3Md€ à des nouvelles actions directement en faveur de la transition écologique et énergétique, et plus de la moitié des investissements sera soumis à un critère d’éco-conditionnalité. Le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE), qui a été reconduit pour une troisième période, allant de 2015 à 2017, avec un quasi-doublement des objectifs d’économie par rapport à ceux de la période précédente, soutiendra les opérations de rénovation de logements et d’économie d’énergie dans les transports.

Le travail de fond ainsi accompli place la France en position d’exemplarité pour préparer la Conférence de Paris de 2015 sur le climat, dans un contexte européen où l’énergie occupera, en 2014, une place prépondérante, avec la tenue, le 20 mars prochain, d’un Conseil européen consacré à l’énergie et au climat et la publication, ce même jour, du projet de futur « paquet énergie - climat » pour 2030.


Partager

Vos commentaires


Merci pour vos questions et commentaires

Nom ou pseudo
Email
Inscription mailing list
Votre question ou commentaire
 
 

 03/02/2014 17:48:54

Aleth Meyran
Monsieur Le Député, Bonjour,

De même que le maintien de l'écotaxe me semble indispensable, la maîtrise de l'énergie doit être une priorité.
Mais je me permets de vous soumettre le problème de la main mise des multinationales suisses sur notre énergie propre et tout particulièrement l'énergie hydrolélectrique de la vallée de l'Ubaye. 
J'ai à plusieurs reprise sensibilisé Lucien Gilly à ce problème . Mais il semble voir que le bénéfice immédiat de vendre l'électricité des centrales de Jausiers à Alpiq suisse.
C'est très bon pour la balance commerciale mais ça bloque sans aucun doute les projets de réduire la part du nucléaire français. 
Je vous invite à aller visiter le site d'Alpic ce ne sont pas des philanthropes ces gens là ils proposent d'aller acheter son électricité en bourse...Qu'en pensez-vous?
Je me bats pour récupérer le projet de micro-centrale de St paul qui a été confié à hydrowatt (finances suisses aussi) et le monter en économie participative ,Je vous demanderai un rendez vous lors de votre prochaine venue à Barcelonnette, je pense que vous viendrez soutenir Monsieur Aubert...
Salutations

02/02/2014 22:34:57

P. Michaille
Monsieur le Député, votre optimisme est désarmant de naïveté ! Apparemment, vous voulez engager notre pays dans la voie mal pavée des Verts allemands : doublement du prix de l'électricité pour les ménages, augmentation de l'exploitation du lignite et des rejets de CO2, transfert de la technologie photovoltaïque en Chine, entraînant la faillite de toutes les compagnies solaires ... alors, de grâce, laissez votre propagande et concentrez-vous sur le seul objectif qui vaille, à savoir réduire les rejets de GES, en visant la même valeur pour chaque Européen, dans un esprit égalitaire. Pour ce qui est des moyens, fiez-vous à la capacité des entrepreneurs, ingénieurs et chercheurs, sans vouloir démolir trop vite ce qui marche bien et permet à notre pays d'être classé dans les meilleurs pour les rejets de CO2 per capita. Et réservez les fonds publics, que les contribuables remplissent comme le tonneau des Danaïdes, pour des projets économiques, éducatifs et écologiques plus performants que de subventionner des moulinettes qui n'apportent rien sauf de remplir les poches des spéculateurs. Nos enfants vous en saurons gré !

02/02/2014 19:21:01

Madoz
Il manque dans votre exposé la notion de la bonne utilisation de l'énergie par rapport aux besoins. Il faudrai une "échelle de noblesse de la bonne utilistaion d'énergie". Par exemple utiliser l'électricité ( qui est une énergie noble), pour faire de la chaleur (energie la plus dégradée) est un non sens physique. Par ailleurs il faut aussi (re)équilibrer la demande en énergie, à la baisse, par rapport à l'offre dispendieuse. La part des économies d'énergie pour la batiment constitue aussi un vaste chantier porteur d'emplois, et encore plus approprié si on utilise des pompes à chaleur (avec un Coefficient de performance COP de 3 à4)....pompes a chaleur à développer en France?

02/02/2014 18:46:14

Rey
Juste signaler que l'association Largo organise le mercredi février à 20h30 une conférence sur ce thème à Dauphin, salle polyvalente

Haut de page | Mentions légales | Plan du site