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Les hôpitaux publics visés par un gel de crédits

Les hôpitaux publics visés par un gel de crédits

Au moment où je proposais à l'assemblée régionale une motion pour dénoncer le Projet Régional de Santé nous apprenions que la direction générale de l'offre de soins confirmait le gel d'une partie des crédits affectés aux missions d'intérêt général, hors T2A.

De nouveaux crédits destinés aux hôpitaux publics vont être gelés cette année par le gouvernement.

La directrice générale de l'offre de soins (DGOS) a confirmé qu'un nouveau prélèvement serait opéré en début d'exercice sur l'enveloppe Migac . Cette dotation “Migac” (pour mission d'intérêt général et à l'aide à la contractualisation), destinée à compenser les charges liées à l'accomplissement de certaines missions d'intérêt général, non quantifiables avec précision – et qui ne sont, de fait, pas soumises à la tarification à l'activité (T2A) –, concerne quasiment exclusivement les hôpitaux. Au fond cela n’étonnera personne que cette question de l’intérêt général ne soit considérée par le gouvernement que comme une variable d’ajustement…

Ces dotations représentent 8 milliards d'euros. Sur cette somme, une partie avait déjà été gelée l'an dernier. La Migac est donc considéré comme un outil de la maîtrise des dépenses de santé (ONDAM), cette politique fait porter au seul hôpital public les dérives potentielles des dépenses de santé et revient à considérer que le missions de service public sont une variable d'ajustement.

Souhaitant que les restrictions budgétaires s'appliquent également aux autres acteurs de la santé (cliniques privées, médecine de ville), la Fédération des Hôpitaux de France a proposé que le gel budgétaire “soit réalisé sur l'ensemble de l'Ondam et non sur les seules Migac”. La FHF dit vouloir que le secteur commercial, c'est-à-dire les cliniques à but lucratif, soit mis “à contribution, dans les mêmes conditions”.

S'agissant de la politique de convergence tarifaire entre le public et le privé, qui défavorise généralement les hôpitaux – car ils ont des coûts d'exploitation plus élevés –, la FHF estime qu'elle coûtera 125 millions d'euros en 2012 aux hôpitaux publics. Mais, dans un certain nombre de soins (239 sur 2 300), les prix du privé (facturés à l'assurance maladie) sont plus élevés, note la FHF qui refuse “une convergence tarifaire à sens unique”.

Une nouvelle fois ce gouvernement montre ses priorités et ses dérives libérales.


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09/03/2012 12:21

Jean-Pierre JAUBERT
Siègeant au Conseil de Surveillance du Centre Hospitalier de Manosque, je peux dire que la politique de santé de l'actuel gouvernement, dans sa rigueur budgétaire, est une catastrophe nationale. Elle repose en résumé sur la rémunération à l'acte qui favorise les centres hospitaliers privés qui s'engagent sur les plus lucratives. Et sur des coupes sombres budgétaires qui obligent les hopîtaux publics à réduire leurs services. Sans compter le manque évident de spécialites qui n'ont pas été formés ces dernières années faute de moyens financiers.
Le Projet régional de santé qui définit l'offre sanitaire et médico-sociale dans notre Région, va amener des fermetures de services et des mesures d'économies drastiques, ce qui renforcera les inégalités d'accès aux soins.
La Communauté Hospitalière de Territoire du Pays provençal qui regroupera les centres hospitaliers du Pays d'Aix et de Pertuis qui ont déjà fusionnés, celui de Salon, Digne et Manosque, pour mutualiser certains services de santé et d'administration, préfigure le nouveau maillage de notre territoire en terme d'offre de soins.
Si une certaine rigueur de gestion doit aussi concernée les services de santé, cela ne doit pas se faire au détriment des offres de soins. La politique de santé a un coût que la collectivité nationale doit assumer. Nous ne voulons pas d'une santé à deux vitesses: l'une compléte pour les plus riches, l'autre restrictive pour les plus pauvres. Sa mutualisation entre les citoyens doit se poursuivre car elle est garante de la cohésion sociale de notre pays.

09/03/2012 11:56

Pierre
Commentaire: Et on continue de payer les infirmières à coup de lance pierres.
Vivement que ça change, vivement le mois de Mai!!!!

08/03/2012 21:26

anne marie
c'est bien se que je vous disais c'est la profession tout entiere qui est touché , le gouvernement dois sans doute pensé que sa n'en vaut pas la peine apres tout ont soigne quand meme , meme avec moins de moyen!!!! Les professionnels de santée dont je fais partie donne de leurs temps de leurs santée leurs jours de repos pour meme pas un sourire ou un merci et de personne, alors oui il faut faire avancé les choses parce que c'est plus que la crise pendant que d'autres peines d'autres s'engraissent si je dois me battre pour ma profession je le ferai

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