Articles

Presse, vidéos
Mise à jour le 24 avril 2017  

Agenda

 

La lettre du député
Rentrée 2016   

Vidéos

 

 

Liens


Assemblée Nationale
Ville de Forcalquier
Pays de Haute-Provence
Communauté de communes Pays de Forcalquier - montagne de Lure
Blog de Gilbert Sauvan
Facebook de Jean-Yves Roux

Plan national loup : « C'est une véritable avancée »

Plan national loup : « C'est une véritable avancée »

Nous avons progressé ce mardi 5 février. Après plusieurs mois de travail, rejoint en conclusion par les ministres de l'écologie, Delphine Batho, et de l'agriculture, Stéphane Le Foll, j'ai pu, avec les services des ministères, présenter le plan national loup pour la période 2013-2017.

Au terme de cette journée marathon, que j'ai eu le plaisir d'animer, nous avons prouvé que deux mondes que l'on ne cesse d'opposer depuis des années ont été capables de se rassembler.
Éleveurs et défenseurs du loup ont permis d'élaborer un Plan loup 2013-2017, produit d'un travail sérieux. « Aujourd'hui, le groupe national loup, présidé par Christophe Castaner, a montré toute sa légitimité à trouver des solutions face au développement du loup en France tout en garantissant le maintien de l’élevage », a pu ainsi confirmé Delphine Batho.
À travers ce nouveau plan, nous avons d'abord souhaité réaffirmé que le loup est et restera une espèce strictement protégée. Néanmoins, une gestion plus fine de la population sera mise en place. Les dispositifs efficaces qui ont eu cours jusqu'à présents doivent être maintenus, les moins efficients seront abandonnés.
Une gestion différenciée sera au cœur des mesures. Ainsi, la mise en œuvre du plan loup doit pouvoir être territorialisée afin de tenir compte des différents types d'élevages.
Quant aux actions à entreprendre, elles doivent pouvoir être graduées, afin de tenir compte de la pression de la prédation.
Cela signifie qu'après l'adoption du PNL, l'ensemble des éleveurs pourront être équipés de fusils de chasse pour procéder aux tirs de défense. Au delà, si les attaques constatées augmentent, ils seront équipés de carabines. Puis, si la pression se maintient, le préfet pourra organiser des tirs de défense renforcés, en associant les éleveurs, bien sûr, les services de l’État, mais également les associations de chasseurs. Enfin, les tirs de prélèvement pourront être décidés par les préfets.
Il s'agit d'un changement total d'approche qui vise à « éduquer » le loup pour qu'il comprenne qu'une attaque est synonyme de danger.
L'objectif pour nous est à la fois de maintenir une progression légère de la présence du loup en France et de baisser, par l'augmentation du nombre de tirs de prélèvement, la pression sur les troupeaux.
Les principes posés par le PNL sont la transparence sur toutes les informations connues, l'adaptabilité – la présence du loup sur des territoires très différents implique la mise en œuvre de moyens de protection très différents – et la réactivité, car le prélèvement du loup quelques semaines après une prédation n'amène pas la meute à comprendre qu'il y a un lien avec les attaques du troupeau.
Enfin, je retiendrai sans aucun doute, un autre grand principe de ces longs mois de travail à la tête du GNL : quelque soit le sujet, le dialogue est le gage d'une issue progressiste et progressive. Quand les éleveurs et les défenseurs du loup parviennent à s'entendre, tout espoir devient possible.


Partager

Vos commentaires


Merci pour vos questions et commentaires

Nom ou pseudo
Email
Inscription mailing list
Votre question ou commentaire
 
 

21/08/2014 12:27:08

Stéphanie

Bonjour,

je ne comprends pas pourquoi les loups posent des "problèmes" en France, ainsi que les ours dans les Pyrénées, alors que nos voisins italiens et espagnols semblent très bien cohabiter avec ces espèces... Il faudrait peut être aller chercher des solutions dans ces pays.

04/05/2013 12:12:21

laurent leonoff
salut
encore un veau tuer par des loups chez mon voisin,comment "strictement protéger"ces troupeaux qui sont dejas parquées ?
es ce que fair de l'élevage hore sole est la seul sollution ?
je pense qu'il faudrai parquer les loups ,pour que l'élevage en france ,redeviénne un métier d'avenire .

09/04/2013 11:49:58

Philippedv
Bonjour,
Il existe une race de chien "spécialisée", il s'agit du berger d’Anatolie ou Kangal, ces chiens surveillent la nuit et se reposent auprès du troupeau le jour. Cette race encore peu représentée en France a conservé l'instinct de protection, les loups ayant toujours été présents en Anatolie, y compris au 20ième siècle. Je vous engage à vous renseigner à ce sujet, je possède moi-même un de ces chiens !
Cordialement

08/04/2013 12:53:40

patriote04
enfin l'idée fait son chemin, on va tirer un certain nombre de loups (après avis et autorisation qui prendront un certain temps). On a compris le désarroi des bergers et des éleveurs qui bossent pour nourrir les meutes,.c à d pour rien et que cela coûte des M € aux contribuables pour satisfaire le "parisianisme" des écolos décalés des réalités de notre temps.
On a compris aussi que les animaux sauvages se reproduisent plus facilement quand le milieu où ils vivent leur offre des conditions de vie optimales notamment en nourriture et qu'à ces conditions la population des loups ne peut qu'augmenter.
J'invite tous les opposants à l'abattage des loups d'aller vivre 1 mois avec les bergers qui sont confrontés aux attaques de loups sur leurs troupeaux.
bien cordialement

29/03/2013 13:04:25

Olivier Michel
Bonjour,

je n'ai qu'une seule question après votre déclaration :

"Un nombre de loups à prélever en forte hausse

D’abord, le nombre de loups à prélever chaque année est remonté à 24 (au lieu de 11 en 2012). Un chiffre issu d’un savant modèle mathématique censé à la fois préserver l’espèce et empêcher une trop grande prolifération.

Ce quota sera révisable à tout moment, indique Christophe Castaner."

Je suis seulement curieux de connaitre ce savant modèle mathématique !

Car il ne suffit de dire que les identités remarquables permettent de résoudre une équation du second degré, encore faut-il le prouver...c'est ce que l'on m'a appris en troisième. Là je ne comprends pas bien...alors si vous vouliez bien m'expliquer...

Voici mon adresse mail : nureflix@live.fr

Mais je doute que vous me répondiez !! C'est pourtant une question légitime...puisque débattue en commission NATIONALE...en votant j'ai participé a votre nomination...alors je pense avoir droit a des explications...merci

Salutations

27/03/2013 23:26:18

paddy
Réponse à Hélène, ou peut-être à Caroline !
Il n'est pas question de nier les difficultés que vous rencontrez dans votre activité professionnelle, mais le loup est présent dans les Monges depuis 1998, et la reproduction constatée depuis 2008. Il est évident que la présence du loup doit forcément modifier vos pratiques : en alpages, le troupeau doit être forcément gardé jour et nuit, avec l'aide de chiens de protection en nombre adapté à la présence d'une meute importante. De nombreux éleveurs regroupent leurs troupeaux pour les confier à un berger salarié, dont le salaire peut-être pris en charge en grande partie par les aides à la protection. Il est évident que si les deux seuls moyens de protection mis en oeuvre sont un effaroucheur automatique et un filet, c'est tout à fait insuffisant face à une meute très active. A propos de vos deux bergers d'Anatolie, il y a un vrai problème d'éducation : ils sont effectivement très doux, mais divaguent très loin du troupeau, ce qui non seulement effraie les randonneurs, mais nuit à leur activité de protection du troupeau. Concernant la protection du troupeau, vous avez une autorisation de tir de défense, qui vous permet de tirer à proximité du troupeau, même avec une carabine. Enfin, vu la situation et l 'isolement de votre exploitation, il est nécessaire d'avoir un parc de nuit très sécurisé pour la fin de saison : en Espagne, on utilise des parcs avec poteaux métalliques et grillage de 2m50 qui entourent l'exploitation. Enfin, pour ce qui concerne l'impact du loup sur la faune sauvage, toutes les études internationales montrent le rôle bénéfique du prédateur sur la régulation des cervidés et des sangliers, en limitant les dégats sut les arbres et les cultures. Pour ce qui est de l'avenir de l'élevage ovin, vous savez qu'il est plus lié aux aides apportées aux éleveurs (2/3 de leurs revenus), qu'à la présence du loup, qui accompagne l'élevage ovin depuis des milliers d'années.

24/03/2013 10:24:23

Jean-Yves BARBIER
M le député,
La décision d'augmenter le nombre de loups à abattre afin de les éduquer semble relever d'une plaisanterie de mauvais gout. Cette obsession de rendre le loup entièrement responsable des problèmes des éleveurs ovins n'est pas sérieuse et tendrait a masquer le vérité afin de faire plaisir a peu de frais aux détracteurs du loup. Un rapport d'information du sénat N°168 intitulé "revenons à nos moutons" rédigé le 16 janvier 2008 par Messieurs Gérard BAILLY et François FORTASSIN fait état de différents facteurs ayant pour conséquence la situation de précarité des éleveurs, je ne vais pas tous les citer mais je vous invite à lire ce rapport et a en tirer les conclusions qui s'imposent.La seule éradication du loup ne réglera pas les problèmes des éleveurs.Les dégâts causés par le loup ne sont que la conséquence d'une politique agricole concurrentielle à outrance et également le prélèvement par les chasseurs d'un nombre trop important de grands ongulés sauvages réduisant par là les proies disponibles pour les loups.
Bien cordialement.
Jean-Yves BARBIER

09/03/2013 11:32:01

helenesparron
Réponse à JLV:
savez-vous comment comment ce passe la construction d'un dossier 323C à la DDT? On est tenu à un cahier des charge très stricte, on ne peut pas mettre n'importe quoi n'importe comment. Et même avec 2 chiens tout le monde s'y est mis pour nous les faire enlever, municipalité, onf, voisinage, pour rien. Le troisième gardant un autre lot sur l'exploitation. On a autre chose à faire que d'être convoqué tous les 15 jours à la gendarmerie parce que des promeneurs ont vu les chiens et qu'ils ont eu peur. Je passe sur ceux qui se pointe au milieu du troupeau avec leur chien-chien en laisse et se permettent de taper sur les chiens de protections , sur des propriétés privées en plus et d'aller porter plainte en suivant! Les chiens ont été testé par un véto agréé, ceux sont des pattes. Il s'agit de Bergers d'anatolie qui avaient 15 mois à l'époque.
Mais effectivement, je vous rejoints sur le problème d'effectif, on passe à 5 pour cette année... Avis aux amateurs!
Et pour info, on a monté 510 brebis en estives qui pâturent sur environ 450ha , dont une partie de communal et de domanial où vous aimez à vous balader, j'en suis sûre... Surfaces sur lesquelles nous payons un droit de patûrage et que nous entretenons pour le bien de la collectivité.
D'autre part, l'achat de chien n'est pas obligatoire pour bénéficier des 323C, il faut justifier de mettre en place 2 moyens de protection simultanés; pas forcement des chiens. Et on nous finance l'achat des chiens à hauteur de 300€ environ, c'est déjà pas mal me direz-vous. Oui, sauf qu'un chiot s'achète entre 800 et 1200€...
Quand au comportement du loup, je vous invite à venir passer des nuits avec moi autour du troupeau et à consulter les travaux de Valerius Geist au canada et dans le Yellowston, en particulier le phénomène d'habituation qui à conduit à des attaques sur l'homme, 2 morts aux US en 2003... C'est notre quotidien. Mais chut!! Le loup engraisse trop de monde, mais pas les éleveurs.
Bilan de cette année: 50 brebis disparues, 7 indemnisées et il manque 250 agneaux à l'agnelage. 50 000€ de perte sèche. Lorsque cela sortir de votre poche, vous pourrez vous permettre de faire des commentaires.
L'agneau label rouge se vend autour de 7€ le kilo. Quelle autre filière viande peut en dire autant? Et nous somme en sous production. Nos coops peuvent sortir 500 agneaux par semaine, la grande distribution en voudrait 1000. C'est sur que lorsqu'on prévoir 150 agneaux à naître en septembre et que l'on en a à peine 70... La prédation est en train de tuer la filière, purement et simplement. Il faut aussi savoir que pour chaque exploitation agricole qui disparaît, c'est 20 emplois qui s'en vont avec elle. Peut-on encore se le permettre?
Et enfin, ce qui me révolte le plus: on protège à grands frais un animal qui existe à des dizaine de milliers d'exemplaires et qui n'est nullement en danger à l'échelle mondiale, voir nuisible dans certains pays. Et on laisse disparaître les espèces endémiques de nos montagne.Le pastoralisme est la base des civilisations méditerranéennes, le laisser disparaître c'est se laisser mourir à petit feu...
Nous en avons marre de passer pour des arrivistes arriérés mangeurs de primes . Laissez-nous vivre de notre métier, c'est tout ce que l'on demande.
Et la cohabitation avec le loup, ça n'a marché nulle part. Aux US, ils ont réintroduit le loup (après l'avoir éduquer à la crainte de l'homme) et après quelques années de protection totale, ils en sont à une gestion "tolérance zéro". 200 loups abattus autour du parc du Yellowstone l'an dernier.
Faudra-t-il encore faire payer le contribuable pendant 20 ans pour en arriver aux mêmes conclusions?
Ce qui est dramatique, c'est de savoir de façon certaine qu'il va se produire des drames mais que l'on attende que cela arrive pour réagir. Triste pays...

06/02/2013 07:06:09

philippe lemoine
À travers ce nouveau plan, nous avons d'abord souhaité réaffirmer que le loup est et restera une espèce strictement protégée: Toutes les réunions débutent avec ce préambule, et je ne vois pas pourquoi alors les bergers et éleveurs participent à cette mascarade. Pres de 6000 bêtes constatées (sans compter les autres) combien dans 4 ans et combien de cessations d'activité ? Je me refuse désormais à participer désormais à toute réunion ou à quitter la salle tant que ce préambule existera.

05/02/2013 22:48:23    

Etienne Brunet    
Comment le loup peut-il se nourrir? Attaque-t-il les troupeaux parce que c'est facile, ou parce qu'il n'y a rien d'autre en quantité suffisante?

05/02/2013 22:23:53    

m15
Comment nos amis italiens ont-il résolu le problème "loup". Ils sont d'abord venus de chez eux.
Je ne pensais pas qu'on allait arriver aux carabines et aux chasseurs, mais à plus de bergers...
   

Haut de page | Mentions légales | Plan du site