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Plans de rigueur un peu partout en Europe, croissance en moins en France

Plans de rigueur un peu partout en Europe, croissance en moins en France

La simultanéité des plans de rigueur en France et dans plusieurs pays européens pèse sur l'économie française. C'est ce que montre une étude de l'Insee (publiée jeudi 7avril), ainsi qu'une analyse faite par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Impact sur la croissance : l'effet des plans de consolidation budgétaire (réductions des dépenses publiques, hausses des prélèvements obligatoires) en Europe se traduirait par 0,6 point en moins de croissance du produit intérieur brut (PIB) français cette année, selon l'Insee.

Le plan d’austérité français pèserait pour 0,4 point de PIB et les plans “extérieurs” pour 0,2 point.
Cela signifie que, là où le gouvernement anticipe une croissance de + 2 % du PIB fin 2011, la progression aurait pu être de + 2,6 %.
 
L’OFCE considère de son côté que le plan français amputerait la croissance d’environ 1 point de PIB en moyenne chaque année en 2011 et en 2012, les plans “extérieurs” pesant pour 0,4 point.
L’organisme prévoit une croissance du PIB français de + 1,4 % en 2011 et + 1,7 % en 2012.
Il estime que, sans l’effet des plans de rigueur français et européens, la croissance atteindrait 3,2 % en 2011 et 2,7 % en 2012.

Impact sur le déficit : selon les estimations de l’OFCE, en l’état actuel des choses, le déficit devrait se situer à 5,2 % du PIB fin 2012 - le gouvernement, lui, avance toujours le chiffre de 4,6%. Sans plans d’austérité, le déficit serait à 5,9 % à cette date, a calculé l’OFCE.

Impact sur l’emploi :  l’OFCE considère qu’en l’état actuel des choses, le taux de chômeurs devrait atteindre 9,5 % en 2012. L’organisme a calculé que, sans les plans de rigueur, il pourrait être à 7,9 % à cette date.
Toutefois dans son estimation de l’impact sur la croissance des plans de rigueur, l’Insee indique n’avoir pas pris en compte le fait que les ménages, anticipant une amélioration des finances publiques, pourraient puiser dans leur épargne pour consommer.

“C’est envisageable”, relève l’institut, ajoutant que “l’impact négatif” des plans de rigueur “serait alors réduit”. Mais il n’a pas chiffré cet effet.

Par ailleurs, l’Insee souligne que son évaluation de l’impact sur la croissance des plans de rigueur prend pour référence un scénario sans plans de rigueur, où les marchés financiers ne feraient pas payer beaucoup plus cher aux Etats leurs emprunts.

“Un tel scénario est sans doute acceptable si on se place à court terme, mais on ne peut toutefois pas exclure qu’il se traduirait, dans certains pays de la zone euro, par une forte hausse des primes de risque” pour les Etats qui empruntent, “qui pèseraient sur la croissance”, relève l’Insee.
En mêlant la réaction des ménages et celle des marchés financiers, l’évaluation du différentiel de croissance, entre le scénario avec plans de rigueur et celui sans plans de rigueur, pourait plus faible.

Cette analyse peut nous amener à nous interroger sur la juste mesure de l’orthodoxie budgétaire au moment ou Nicolas Sarkozy veut la constitutionaliser…tout est question de mesure, ce qui nous éloigne de notre Président va t’en guerre.

Comme en témoignent les situations du Portugal et de l’Irlande, « face à la crise de la dette, le pacte pour l’euro impose des efforts accrus de rigueur budgétaire, sociale et salariale ». La voie de l’austérité est-elle la bonne à suivre ?

Le réponse appropriée passe, à mon sens, d’abord par un virage dans la politique monétaire de la zone euro.
Les pistes qui conduisent à une autre politique européenne passent par la permission donnée aux Etats d’emprunter à la BCE, par la baisse de l’euro (qui favoriserait les exportations), le redressement des échanges commerciaux ou encore - même si cela paraît compliqué - par permettre à la Grèce et à d’autres pays fragiles d’émettre une devise interne, non convertible, ce qui leur permettrait de procéder à une dévaluation intérieure, et enfin par la tolérance de plus d’inflation, qui allège le coût de la dette, tout en veillant à préserver le pouvoir d’achat salarial .


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22/04/2011 07:41

Georges JEGO
D'accord, ce sont les plus faibles d'entre nous qui vont le plus en subir les conséquences en premier, il faut donner de la force aux asso de bénévoles honnêtes et désintéressés qui aujourd'hui font un travail indispensable pour plus d'humanité.

21/04/2011 21:59

patricia Klemensiewicz
Rigueur?
Bizarre ce président qui disait "travailler plus pour tralala.."
Aujourd'hui si on bosse moins on aura quand même la prime de mille euros ou moins selon les boîtes, les bénéfices, les patrons, la conjoncture...
Que va-t-il inventer pour essayer de se faire élire?
A quand la lucidité contre la co-errance?
Dubitativement vôtre.
Pat.K

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