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  • Mise à jour 10/08/2010 16:12:51

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Nous sommes près de 300 000 Citoyens à avoir signé la pétition pour l'inscription d'une Charte des Services Publics dans la Constitution.

Le succès populaire remporté par cette proposition de loi constitutionnelle nous permet d'espérer parvenir à terme à la signature de cette pétition par un dixième du corps électoral, soit 4,4 millions de signataires, pour obtenir du gouvernement l'organisation d'un référendum d'initiative populaire.

Voir la vidéo de Michel Vauzelle



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LA REPUBLIQUE EXEMPLAIRE !

Par Alain Donnadieu

Vous vous souvenez de Nicolas Sarkozy, durant la campagne pour l'élection présidentielle, il voulait la République exemplaire.

A ce moment-là, je m'étais dit qu'il faisait, sans doute, référence à son prédécesseur et aux affaires dans lesquelles la droite était empêtrée et dont manifestement elle n'est pas encore sortie. Je m'étais dit, malgré mon anti-sarkozysme primaire, secondaire, tertiaire et tout ce qui finit par faire que peut-être, sur ce point, le nouveau président allait tenir ses promesses.

 Et puis, aie, premier accroc, voilà que notre président tente de catapulter sa descendance à la tête de l'EPAD. Levée de boucliers, accusation de népotisme, rétropédalage, les choses rentrent dans l'ordre. Bon, mon esprit charitable considère sur le moment que l'hôte de l'Elysée a eu un petit coup de mou bien compréhensible, eu égard au poids de la fonction et que cela ne remet nullement en cause sa volonté de favoriser l'exemplarité républicaine.

Et puis, patatra ! Oh, désillusion ! Voilà qu'une série de petits évènements rattrape notre président par le bord du short quand il fait son jogging. Et voici que mon mauvais esprit remonte à la surface.
Tout pourrait commencer comme un conte pour enfants...

IL ETAIT UNE FOIS, un président à l'esprit facétieux qui nomma un parlementaire, qui jusqu'alors l'éreintait, au ministère du budget. C'est dire s'il n'est pas rancunier. Le hic, c'est que ledit ministre, l'affable François Baroin, partage notoirement la vie d'une célèbre comédienne, qui outre le talent, présente la caractéristique d'être une évadée fiscale. De crainte que cela fasse un peu tâche sur le tableau, voilà que l'impétrant rapatrie, en urgence, sa belle, érigée pour l'occasion en symbole de la réussite de la politique gouvernementale en matière de réintégration dans le bercail des brebis fiscales égarées.

IL ETAIT UNE FOIS, un président soucieux de la cause étudiante qui mit à la disposition d'une étudiante nécessiteuse un logement étudiant estampillé du sigle de la république et qui poussa la grandeur d'âme de pas la laisser en proie aux dangers de la capitale en permettant à son papa de loger avec elle. Il est vrai que mademoiselle Estrosi, originaire de Nice, est très appréciée du voisinage qui loue sa discrétion et que le papa, Christian de son prénom et accessoirement ministre de la République a pu se prévaloir de revenus à la lisière du seuil de pauvreté pour, ainsi, justifier l'octroi de ce logement à sa fille et dont les journalistes ont pu constater de visu les dimensions, somme toute modestes.

IL ETAIT UNE FOIS, un président, conscient de la difficulté de l'accès au monde du travail, qui a autorisé cet homme de 41 ans, en situation de précarité, répondant au nom de Pierre Bachelot d'accéder à la responsabilité de chargé de mission au sein de l'Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé, établissement public placé sous la tutelle du ministère de la santé dont maman Roselyne à la charge. Selon des sources encore tenues secrètes, ladite Roselyne Bachelot s'appliquerait, depuis plusieurs semaines, à l'écriture d'un essai consacré à l'art encore controversé du népotisme.

IL ETAIT UNE FOIS, un président, ouvert aux difficultés des banlieues, qui décida de prendre sous son aile protectrice les membres d'une famille défavorisée. Après avoir casé la soeur, la petite Fadela, à la tête d'un sous-ministère qui ne sert à rien pour lui permettre de profiter des vertus de la méritocratie républicaine et des revenus y afférents, voilà qu'il poussa la grandeur d'âme, en logeant toute la fratrie dans une modeste masure, appartenant à la république, de 120 m2 donnant sur la Tour Eiffel avec cuisinier et maître d'hôtel. La famille Amara, un gênée aux entournures par tant de sollicitude, jure au grand dieu que la masure n'est pas occupée de façon permanente. Ah, c'est juste un pied à terre, donc, nous voilà complètement rassurés.

IL ETAIT UNE FOIS, un président, hissant les valeurs de l'amitié au plus haut, qui gratifia son ami Brice, du poste de ministre de l'intérieur, dont ce dernier avait toujours rêvé. Mais, voilà que notre sémillant originaire d'Auvergne vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour injure raciale. C'est alors, que pour notre président, le dilemme devient cornélien. On retient son souffle. L'ami sera-t-il sacrifié sur l'autel de l'exemplarité républicaine et contraint à la démission ? Le suspense est intenable. Que nenni, l'amitié est plus forte que tout. Et puis, Brice a fait appel avec de bonne chance de voir le jugement infirmé. C'est vrai, l'injustice est trop grande pour ce pauvre Brice, condamné pour injure raciale envers les auvergnats alors que ce n'est même pas une race. Encore l'oeuvre de juges crypto-marxistes. Rassurez-vous, on va débarrasser les tribunaux de cette racaille.

IL ETAIT UNE FOIS, le petit robert illustré, EXEMPLAIRE, adjectif. Qui peut servir d'exemple...


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VIVE LE FOOTBALL !

Contribution d'Alain Donnadieu

Vous n'avez pas senti, depuis quelques jours, que quelque chose avait changé en France ! Le chômage repart à la hausse, c'est pas grave ! Les entreprises continuent de faire faillite, peccadille que tout cela ! L'austérité commence à se généraliser dans tous les secteurs de la vie collective, on s'en fout ! Les droits sociaux reculent sur l'autel de la rigueur budgétaire, arrêtons de nous plaindre ! Tout cela n'est rien au regard de l'extraordinaire nouvelle qui s'est abattu sur notre pays comme le saint esprit sur le peuple chrétien: la France va organiser l'Euro 2016 de football.

Peuple de France, réjouis-toi, tu n'auras, peut-être, pas de pain, mais tu auras les jeux !

Ah le football, quelle magie ! Et puis, Sarkozy nous l'a dit « le sport, le football est une réponse à la crise ». Façon habile et détournée d'annoncer au peuple, pourtant tout à sa joie, que la crise allait durer au moins cinq ans. Et oui, 2016...Mais, je m'incline devant ce nouvel opium du peuple. Imaginez, le bonheur renversant qui s'emparera de nous lorsque nous verrons sortir d'une terre stérile de nouveaux stades. J'en salive par avance, j'ai commencé à faire le plein de bière et de chips ! Et puis, en attendant, il y a la coupe du monde. Période bénie des dieux où tout gouvernement a l'occasion de faire passer, en douce, les contre-réformes les plus rétrogrades, son peuple ayant l'esprit occupé ailleurs.

Mais tout ceci est secondaire. Et puis, le football, quelle catharsis ! Quelle libération ! Pensez, on y peut exalter la fierté nationale, exprimer avec raffinement les vertus de l'identité nationale en comparant, en toute impunité, les joueurs noirs à des singes, où l'imagination créatrice trouve son expression dans des chants aux refrains simples mais néanmoins festifs sous couvert de « Oh, hisse, enculé ! » ou «  Italiens, j'ai niqué ta mère ! ».

Ah, le football, quelle bénédiction pour un gouvernement qui a décidé de casser en mille morceaux un modèle social qui refuse de laisser crever, sur le bord du chemin, une partie de sa population. C'est, sans doute, un pur hasard, si le gouvernement Fillon a décidé de faire examiner et adopter en commission parlementaire sa « réforme des retraites » durant le mois de juillet. Et alors, si déjouant tous les pronostics, l'équipe de France faisait une performance en Afrique du Sud, il pourrait même demander à Besson d'accélérer le processus d'expulsions des « indésirables » en profitant de l'effet hypnotique propre à ce genre de compétition.

J'entends déjà la réprobation. Quel rabat-joie ! Quel esprit grincheux ! Quel con, ne pas aimer le football ! Il est vrai que mon athéisme un brin viscéral m'interdit d'embrasser le culte de « ces nouveaux dieux de l'ère moderne ». Et j'avoue que depuis avoir vu les images des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, je me méfie de ces grandes kermesses, qui derrière la sublimation des valeurs du sport, ont un tout autre objectif. Alors bien sûr, comparaison n'est pas raison, aucune délégation ne défilera devant le président sud-africain le bras tendu mais je m'étonne toujours de voir les gouvernants chavirer d'enthousiasme, s'embrasser à l'envi, à l'annonce de l'organisation d'une compétition sportive. Il doit bien y avoir une raison !

Et puis, je me souviens, au lendemain de la victoire de l'équipe de France de football en 1998, l'érection de ces nouveaux totems à l'effigie de « la France black, blanc, beur », qu'en reste-t-il douze ans plus tard ?

Ne voyez, dans ce billet d'humeur, aucun jugement moralisateur à l'égard des supporters de football.
Ils ont bien le droit de communier ensemble comme j'ai le droit de ne pas appartenir à leur religion. J'ai même envie d'avoir, à la veille de ce début de mondial, une pensée pour eux...pour les supporters irlandais.


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18/06/2010 17:49

Sara
Il n'y a qu' à voir comment les dictatures les plus détestables se servent du foot pour exciter tous les bas instincts de haine et de discorde entre les peuples. J'en veux pour exemple les matchs récents entre L'Algérie et l'Egypte...
Il n'y a qu'à voir comment la FIFA s'accapare tous les bénéfices des produits dérivés de la Coupe du monde, en interdisant aux petits commerçants sud africains de profiter un peu de cette aubaine, à coup de procès scandaleux...
Il n'y a qu'à voir la morgue des joueurs de l'équipe de France, de son entraineur et de ses dirigents...
Le foot à la sauce de la mondialisation la plus hideuse, n'est plus que des jeux pour certains, des miettes de pain pour d'autres, et beaucoup de fric et de corruption des esprits pour les profiteurs du système. Et on n'est pas rabat-joie, cher Alain, quand on dit cela.

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